‹ Les Veber's, les Veber's, les Veber'sChapitre 25 sur 32 · DUELS A MORT · texte numérisé non relu

DUELS A MORT

Le Commandeur de Saint-Grégoire fit son entrée dans le bal, ayant à son bras la belle Slovaque, pâle de colère, mais cachant ses sentiments sous un aristocratique dédain. L'homme de loi du Havre les suivait, cherchant son client des yeux. Au même moment — le sort a de ces ironies! — Odon d'Eslringles sortait de la salle, suivi de ses adversaires. Un valet de pied les accompagnait, portant les épées, et deux palefreniers les éclairaient avec des torches.

Le vicomte Paul dit à voix basse à ses acolytes : « Expédiez-le, de façon que je n'aie pas à intervenir.

S'il est réellement fort à l'épée, alors seulement j'entrerai en scène. »

Odon n'avait pu entendre ces paroles; mais il sentait d'avance que le seul adversaire digne de lui était le compagnon de Rumeau. Il songeait, à part lui, qu'il aurait pardonné aux autres la scène de la salle de jeu ; mais il haïssait le vicomte parce qu'il était le fiancé de Michèle.

Il n'avait pas encore aperçu le piège où on le poussait : le scandale du baccarat n'était que le prélude du drame où l'intrépide jeune homme allait laisser sa vie.

L'homme de loi du Havre ne s'était pas trompé : tous les héritiers du lord étaient marqués pour la boucherie. Après \Villiam, le

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