DE L’ÉLEVE DES VEAUX
L'Ecossais,—Pour avoir de bons veaux d’élève, il
très doucele la mére.
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tive dans le le lait que est donc de bon beurre S possèdent 8 au succés ire la pro-
ne réusèisbon beurre
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Pélève, il
faut s’aittacher à donner aux vaches un étalon bien choisi.
Le cultivateur qui désire élever de beaux animaux ne doit pas craindre de faire quelques dépenses qui lui seront certainement remboursées plus tard; ainsi je voudrais voir les agriculteurs les plus aisés de chaque paroisse se réunir en société pour acheter, suivant les besoins de la localité, un ou plusieurs étalons, quiseraient d’abord affectés au service des vaches des souscripteurs, et ensuite au service des vaches des habitants ne faisant pas partie de l’association, et qui paieraient, bien entendu, une prime aux intéressés. Ces étalons pourraient être mis en pension chez le cultivateur le plus soigneux de la paroisse, qui certainement serait fier de ce choix, surtout s’il était suffisamment rétribué.
Par ce moyen, s’il était dirigé avec méthode et uniformité, tout le Canada possèderait bientôt une bonne race de bêtes à cornes.
Après le choix du taureau viennent les soins à donner à la mère et dont nous nous sommes suffisamment entretenus, puis ensuite les soins à donner aux jeunes veaux.
Il ya plusieurs manières d’élever les veaux. On lès laisse têter, ou on les fait boire au baquet. C’est cette dernière méthode quiest adoptée dans tous les pays où l’agriculture est portée à un haut point de perfection ; mais pour en obtenir de bons résultats, il faut beaucoup de soins et de patience. Lorsque le veau est né on le laisse lécher par sa mère, après quoi on l’éloigne d’elle pour toujours. On l’essuie, on le sèche et s’il fait froid on le couvre. On lui donne ensuite à boire le premier lait de sa mère, lait qu’il faut bien se garder de jeter parce qu’il a des propriétés purgati-
ves que n’a pas l’autre lait, et qui sont nécessaires au nouveau-né.
On fait boire le veau dans un petit baquet en bois, dans lequel on ne verse que peu de lait à la fois pour qu’il
n’ait pas le temps de refroidir, et pour que le veau puisse toucher au fond avec ses lèvres, Pendant les quinze premiers jours on ne donne au veau que du lait pur,
après quoi on peut le nourir de lait écrémé que. l’on fait tiédir, La ration d’un veau est d'ordinaire de dix à douze bouteilles par jour ; à mesure que le veau grandit on mêle à sa boisson un peu de farine, A l’âge de trois mois on peut lui donner de l’herbe tendre, mais peu à la fois pour commencer. Tontes les fois que l’on fait subir à un animal un changement de régime, il faut que ce changement ait lieu insensiblement si l’on veut prévenir le dépérissement du sujet et souvent sa perte,
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