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LES MÊMES, LE PÈRE BOISVERT, LE PERE BÉLANGER, LE PÈRE VIDAL

Le père BOISVERT.— Excusez si l'on entre sans cogner.

LOZET.— Entrez ! entrez !.. (Il se lève et va vers eux.) Je commençais à croire que vous ne viendriez pas.

Le père BÉLANGER.— Il fait si mauvais.

LOZET.— Il fait un temps affreux. Otez vos capots. Les cartes vous attendent. Tu vas. voir, Boisvert, si je vais t' arranger ce eoir. Je me sens la main bonne. (Les vieux oient leurs capots, pendant ee temps les jeunes gens se sont priés, tour à tour, de chanter. Louise se décide à chanter.)

LOUISE. — C'est bon ! je vais chanter. Vous m'excuserez et vous ferez chorus.

TOUS.— Oui ! oui !

Le père VIDAL— (Regardant les jeunes gens.) Ces jeunes gens, ça s'amuse-t-il un peu ! ça s'amuse-t-il !

LOZET. — C'est comme dans notre temps ! . .

LES VIEUX.— C'est comme dans notre temps. (Les vieux s'assoient.) LOUISE. — (Chantant.)

Dans ma main droite

J'ai t'un rosier

(Elle chante toute la ronde, pendant que l'on tourne en cadence.)

LOZET. — (Pendant que les jeunes gens dansent.) On va jouer aux cartes ?

LES VIEUX. — On est venu exprès pour te donner une raclée.

LOZET. — Lisette, mets-nous la table.

Mad. LOZET.— Oui, j'y vais. (Elle met un tapis et un jeu de cartes sur la table.)

Le père BÉLANGER.— On va se chauffer un peu. J'ai les doigts gourds. .

LOZET.— On n'est pas pressé ! Chauffezvous. Savez-vous l'accident ? Il y a une goélette sur les roches. L'équipage est peut-être péri. . On entendait crier toute-àl'heure . .

Le père BOISVERT. — Oui, en effet, j'ai cru entendre quelque chose . .

LOZET. — Ruzard y est allé avec Tonkourou . . C'est un brave, ce Ruzard ! c'est un garçon sans pareil ! . . Allons ! vous autres (Il s'adresse aux jeunes gens.) n'oubliez pas la tire . .

LOUISE. — On achève cette danse et l'on y va. (La danse finie Louise dit :) C'est bon 1 allons faire de la tiie. .

Le père BOISVERT. — Ecoute donc, Jean, tu ne danses pas ta jigue ?

LOZET. — J'ai la jambe pas mal raide. . .

Le père VIDAL. — Danse donc, danse donc, pour donner une leçon à ces jeunesses.

LOZET.— Ah ! je danserai bien qui

c'est qui danse avec moi ?

L'UN DES VIEUX.— J'essaierai bien moi !

LOZET— C'est bon! (S'adressant à l'un des vieux 0 Langlois, joues-tu une jigue ?

LANGLOIS. — Oui, M. Lozet, mais mon violon n'est pas beaucoup en ordre. Avezvous de l'arcanson ?

Le père VIDAL. — Encore, envoie toujours ça ira bien ! (La jigue se danse.)

LOZET. — Merci ! maintenant allez faire votre tire ; mais allez la faire dans l'autre côté. Ici, vous allez nous faire cuire. .

LOUISE. — Allons dans l'autre côté.

TOUS.— La tire ! la tire ! Vive la tire ! (Elle sort avec les jeunes gens.)

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