‹ Les vengeancesChapitre 44 sur 82 · LE CAPITAINE LEON · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE LEON

LÉON, se portant la main au front. — Est-ce un rêve ? quelle scène ! Est-ce un

piège qu'on m'a tendu ? Ah ! Ruzard !

Ah! Tonkourou! je vous reconnais!

{Il marche.) Je ne soupçonnais pas toute

votre perversité ! Vous avez dit, je le

devine, que c'est moi qui ai brûlé la grange du père Lozet. Vous êtes capable de jurer que c'est moi ! Vous êtes capables de tout je ne me suis pas assez

défié de vous ô Ruzard ! je m'explique maintenant ton hypocrisie quand je

t'offris ma bourse pleine d'or ! Tu la

refusas après m'a voir fait promettre de te

la donner tu la refusas, parceque je te

l'offrais devant quelqu'un tu la fis

prendre par Tonkourou... ô hypocrite !... j'aurais dû te confondre alors !... Ah ! je suis fatigué {il s'arrête de temps en temps) de cette existence ! Je vais partir ! je vais m'éloigner de ce rivage !... j'ai perdu tout

ce que je possédais je n'ai plus rien

qui m'attache à la terre... Plus d'amis !

plus de famille ! j'irai mourir pour la

liberté! j'aiderai le* patriote* qui

ont jeté le cri d'alarme On se rassemble à St. Denys, à St. Charles ! j'irai à St. Denys! j'irai à St. Charles ! j'irai partout où la liberté a besoin d'un défenseur, je verserai mon sang pour la défense du peuple... Du moins si ma vie est inutile,

ma mort ne le sera point (Paul

Laperche arrive . )

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