‹ Les vengeancesChapitre 58 sur 82 · RUZARD, LE PERE BIBAUD, PETIT PAUL · texte numérisé non relu

RUZARD, LE PERE BIBAUD, PETIT PAUL

Le Père BIBAUD, (sans être vu.) — Ah !

gueux ! je te tiens ! je te tiens ! [Ruzard se détourne, il aperçoit le père Bibaud, il veut s'en aller.']

Le père BIBAUD, en en'rant. — Arrête un peu, mon garçon, que je te parle .... Ah ! c'est comme ça que tu te comportes à l'égard des jeunes filles ! . . . On va voir si tu t'en claireras de même !

RUZARD, (revenant).— Quoi, père Bibaud, qu'est-ce que vous me chantez-là ?

Le Père BIBAUD. — Ce que je te chante ? tu vas le voir... . Ah ! tu n'es pas marié encore ... tu n'es pas marié ! . . .

RUZARD.— Je le sais bien !

Le Père BIBAUD. — Et je m'en vais voir M. le Curé ; je vais tout lui conter. . . et

je mets l'arrêt snr les bancs ! Ah ! on

ne se moque pas comme ça du père Bibaud. (Petit Paul Laperche arrive en courant.)

PETIT PAUL (riant et se frappant dans les mains. — Souque ! souque !

RUZARD. — Je me moque de vous !

PETIT PAUL.— Souque ! souque !

Le Père BIBAUD. — Si Lozet te connaissait comme je te connais !

RUZARD. — Vous êtes jaloux parce que je ne marie pas votre fille

PETIT PAUL.— Souque ! souque ! sou-

que ! (Langlois arrive d'un côté, Vidal de Vautre.)

BIBAUD. — Ma fille? Quand même tu la voudrais, à cette heure que je te connais, tu ne l'aurais pas ! .. . LANGLOIS, à Petit Paul. — Qu'est-ce qu'il y a donc ?

PETIT PAUL.— Une bataille de coqs !...

BIBAUD, à Petit Paul— Tais-toi, toi, petit polisson !

KUZAKD. — Ce n'est pas malaisé de faire taire les enfants

BIBAUD, donnant un coup de poing à Ruzard. — Tiens ! canaille ! crois-tu que j'ai peur de toi ?.. . je suis vieux, mais je

n'ai pas peur d'un homme encore !

{Ruzard va 'pour frapper Bibaud, Langlois et Vidal s'interposent.)

LANGLOIS.— Pas de bataille.

VIDAL. — Euzard, la veille de ton mariage ! Tu n'y penses pas.

BIBAUD, se retirant. — Je te rejoindrai, va !

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