SCENE XI
LES MÊMES, LOZET.
LOZET, sans être vu. — Eh bien ! pas tant de cérémonie ! ... si tu ne veux pas venir, tu resteras chez toi. . . (Il paraît sur la scène^ Est-il drôle, un peu, ce bonhomme Bibaud ? je l'invite des noces -, il me dit qu'il ne viendra pas, qu'il a des raisons pour ne pas venir... Avez- vous déjà vu cela, vous autres, des raisons pour ne pas aller aux noces ? Eh bien ! qu'il reste chez lui ! je le lui ai dit tout net. On s'amusera bien sans lui . . hein Joson ? hein Simon ?. . hein, mon François ? . . (apercevant Petit Paul) qu'est-ce que tu reluques ici, toi ?. . (Petit Paul part en courant.)
LOZET à Ruzard. — Quelle est cette goélette donc qui a jeté l'ancre à la Vieille Eglise tantôt ?
RUZARD. — Je ne la connais pas.
LOZET. — La chaloupe n'est pas venue à terre ?
RUZARD. — Pas à ma connaissance. ( On entend chanter Auger.)
C'est la belle Française !
Allons ! gué !
C'est la belle Françoise !
Qui veut se marier, Ma luron, ma lurette !
Qui veut se marier, Ma luron, ma lurê !
LOZET. — Diable ! je ne connais pas
cette voix-là ?
LES AUTRES.— Moi non plus ! (la voix approche, second couplet.)