‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 27 sur 59 · LORÉDAN, PROCIDA · texte numérisé non relu

LORÉDAN, PROCIDA

PROCIDA

L’instant est favorable, il se plaint d’une injure.

Mon fils, pourquoi ce trouble?

LORÉDAN

Ah ! mon père , cstvce vous?

Que je suis indigné! vengez-moi, vengeons-nous.

PROCIDA

Eh! de qui?

LORÉDAN

De Montfort.

PROCIDA

De votre ami !

LORÉDAN

D’un maître,

Qui ne méritait pas , qui doit cesser de l’être.

PROCIDA

Ce vainqueur généreux!...

4 LORÉDAN

. Dites ce ravisseur.

Du dernier de nos rois me disputer la sceurl Montfort , un étranger!

PROCIDA

Qùel excès d’arrogance!

lorédan.

Il prétend m’écraser du poids de sa puissance . Le superbe! c’est peu de m’avoir menacé...

PROCIDA

Qu’a-*t-il fait?

LORÉDAN

De ces murs, mon père, il m’a chassé.

Il faut que par sa mort...

PROCIDA

Parlons plus bas; je t’aime, .«■ Je suis de tes affronts blessé comme toi-même.

Te chasser du palais fondé par tes aïeux!

Et j’ai pu contenir mes transports furieux!

^PROCIDA

O despotisme horrible !

LORÉDAN

O joug insupportable!

PROCÏDA.

Il te traite en esclave....

LORÉDAN

Il me traite en coupable :

Ma honte et mon malheur sont au comble...

PROCIDA

Mon fils,

Voilà, depuis seize ans, le sort de ton pays; D'étrangers, de bannis, une horde insolente,

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