‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 41 sur 59 · PROCIDA, LORÉDAN · texte numérisé non relu

PROCIDA, LORÉDAN

Tu demeures sans voix et restes immobile....

N’attends pas de ma bouche un reproche inutile.

Les instans sont trop chers pour les perdre en discours.

LORÉDAN

Et j’ai pu consentir qu’il épargnât mes jours!

• PROCIDA

Il a proscrit les miens dont il s’est fait l’arbitre. Pourquoi m’a-t-il banni? par quel ordre? à quel titre ? Que lui dois-tu toi-même? ô pardon généreux!

Un exil qui, plus juste, en devient plus honteux, Qui lui livre tes biens, ta gloire, ton amante.

LORÉDAN

Comme ils triompheront de ma rage impuissante!

J /hymen va couronner leurs infâmes amours

Qu'ils s'unissent! Fuyons.... mais la fuir pour toujours!

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