‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 56 sur 59 · AMÉLIE, LORÉDAN, ELFR1DE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, LORÉDAN, ELFR1DE

LORÉDAN

Peuple inhumain, achève ton ouvrage; Poursuis, je t’abandonne à ton aveugle rage.

AMÉLIE

C’est Lorédan!

O nuit! dans ta profonde horreur Ne vois-je pas errer leurs ombres en fureur?

Français , ce cœur brisé vous plaint et vous admire ; Ne nie poursuivez plus..... Le remords me déchire.... Ah ! les infortunés! ils mouraient en héros.

F.LFRIDE.

Osez l’interroger.

LORÉDAN

Rendez-tnoi le repos,

Mânes de mes aïeux! je ne suis plus parjure.

AMÉLIE

Viens, approchons.

V épres Sicil. 3*. édit.

LORÉDAN

J’entends une voix qui murmure. .

Peut-être un meurtrier parmi vous s’est glissé.

Oui, moi!

Ciel?

' LORÉDAN

Et vos bras ne m’ont pas repoussé!

, • AMÉLIE

Je veux savoir mon sort et frémis de l’apprendre.

LORÉDAN

Seul dans l’obscurité, pouvait-il se défendre?

Sans doute à d’autres coups il n’eût point échappé.

Il immolait mon père; eh bien! je l’ai frappé.

Je le devais.

AMÉLIE

Seigneur....

LORÉDAN

Est-ce vous, Amélie?

AMÉLIE

D’où vientle trouble affreux dont votreâmeest remplie!... Et quel est ce guerrier qui se traîne à pas lents ;

Il est blessé, vers nous il tend ses bras sanglans.

Ah ! c’est lui , c’est Montfort.

LORÉDAN

La frayeur vous égare.

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