AMÉLIE, LORÉDAN, ELFR1DE
LORÉDAN
Peuple inhumain, achève ton ouvrage; Poursuis, je t’abandonne à ton aveugle rage.
AMÉLIE
C’est Lorédan!
O nuit! dans ta profonde horreur Ne vois-je pas errer leurs ombres en fureur?
Français , ce cœur brisé vous plaint et vous admire ; Ne nie poursuivez plus..... Le remords me déchire.... Ah ! les infortunés! ils mouraient en héros.
F.LFRIDE.
Osez l’interroger.
LORÉDAN
Rendez-tnoi le repos,
Mânes de mes aïeux! je ne suis plus parjure.
AMÉLIE
Viens, approchons.
V épres Sicil. 3*. édit.
LORÉDAN
J’entends une voix qui murmure. .
Peut-être un meurtrier parmi vous s’est glissé.
Oui, moi!
Ciel?
' LORÉDAN
Et vos bras ne m’ont pas repoussé!
, • AMÉLIE
Je veux savoir mon sort et frémis de l’apprendre.
LORÉDAN
Seul dans l’obscurité, pouvait-il se défendre?
Sans doute à d’autres coups il n’eût point échappé.
Il immolait mon père; eh bien! je l’ai frappé.
Je le devais.
AMÉLIE
Seigneur....
LORÉDAN
Est-ce vous, Amélie?
AMÉLIE
D’où vientle trouble affreux dont votreâmeest remplie!... Et quel est ce guerrier qui se traîne à pas lents ;
Il est blessé, vers nous il tend ses bras sanglans.
Ah ! c’est lui , c’est Montfort.
LORÉDAN
La frayeur vous égare.