‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 7 sur 59 · PROCIDA, LORÉDAN · texte numérisé non relu

PROCIDA, LORÉDAN

LORÉDAN

Vous mYtes donc rendu! Je vous revois, mon père! O bonheur!... Mais pourquoi ce front triste et sévère?

PROCIDA

Est-il vrai , Lorédan , qu’un maître impérieux Commande dans ces murs tout pleins de vos aïeux ?

LORÉDAN

De ce bruit offensant méprisez l’imposture, Connaissez mieux Montfort , vous lui faites injure. Sans honte en ce séjour j’ai pu le recevoir.

Sa gloire et ses bienfaits m’imposaient ce devoir. Épris de l’art divin qui fleurit en Provence , Poète, il a chanté les succès de la France; Guerrier, près de Louis son courage naissant Fit triompher les lis de l’orgueil du Croissant.

Il a sur votre sort partagé pies alarmes,

Il m’a fait chevalier, je suis son frère d’armes.

Vous !

PROCIDA

LORÉDAN

Nous devons ensemble affronter les hasards , Suivre d'un pas égal les memes étendards :

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