‹ Les vergers illusoiresChapitre 2 sur 6 · L APPEL DES FLOTS QUI CHANTENT · texte numérisé non relu

L APPEL DES FLOTS QUI CHANTENT

Tu ne reviendras plus des terres ignorées,

O roi sans sceptre désormais I

L'insouci où tu t'endormais

A lassé Torgueil de tes jeunes années,

Et tu franchis les seuils d'aventures et de mystères

Où des monstres accroupis

Et des chimères et des licornes sans répit

Lanceront de la flamme en ton sentier solitaire I

Et tu n'auras plus mes bras pour t'endormir

Ni mes lèvres où puiser l'insouci

De la vie et des périls de l'espoir ennemi.

Oh ! reviens, sans qu'il soit trop tard ! Viens dans le soir

Vers les fêtes et vers les jeux de ton manoir,

Et les danses et la Princesse

Qui te berça des caresses de sa tendresse

Et des refrains de sa douceur.

Reviens où ta couronne et ton sceptre

Et le souvenir des ancêtres

Te créèrent le facile oubli des aventures folles

En les bras et les baisers d'une princesse ta sœur I

LES veb(^;rs illusoires

:s danses souples vont s'enlaçant par guirlandes, t les Biles rieuses au bras des garçons hythmenl folles avec leurs naïves chansons îurs danses en méandres souples par les landes.

t des couples et des groupes en farandoles îsore un rire clair par les cours du manoir, t, parmi la moelleuse obscurité du soir, ives essaiment les lueurs des torches folles.

outes clameurs de joie éclosent aux croisées srs telle reine qui regarde en regrettant, : dont les yeux pensifs s'enflamment par instant j tumulte joyeux des foules amusées.

;s farandoles par les cours et par les landes Dnt s'enroulant, se déroulant en longs rubans, : les rires, les chansons, les falots flambants >intent de fleurs d'or clair les mouvantes guirlandes.

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