L APPEL DES FLOTS QUI CHANTENT
Tu ne reviendras plus des terres ignorées,
O roi sans sceptre désormais I
L'insouci où tu t'endormais
A lassé Torgueil de tes jeunes années,
Et tu franchis les seuils d'aventures et de mystères
Où des monstres accroupis
Et des chimères et des licornes sans répit
Lanceront de la flamme en ton sentier solitaire I
Et tu n'auras plus mes bras pour t'endormir
Ni mes lèvres où puiser l'insouci
De la vie et des périls de l'espoir ennemi.
Oh ! reviens, sans qu'il soit trop tard ! Viens dans le soir
Vers les fêtes et vers les jeux de ton manoir,
Et les danses et la Princesse
Qui te berça des caresses de sa tendresse
Et des refrains de sa douceur.
Reviens où ta couronne et ton sceptre
Et le souvenir des ancêtres
Te créèrent le facile oubli des aventures folles
En les bras et les baisers d'une princesse ta sœur I
LES veb(^;rs illusoires
:s danses souples vont s'enlaçant par guirlandes, t les Biles rieuses au bras des garçons hythmenl folles avec leurs naïves chansons îurs danses en méandres souples par les landes.
t des couples et des groupes en farandoles îsore un rire clair par les cours du manoir, t, parmi la moelleuse obscurité du soir, ives essaiment les lueurs des torches folles.
outes clameurs de joie éclosent aux croisées srs telle reine qui regarde en regrettant, : dont les yeux pensifs s'enflamment par instant j tumulte joyeux des foules amusées.
;s farandoles par les cours et par les landes Dnt s'enroulant, se déroulant en longs rubans, : les rires, les chansons, les falots flambants >intent de fleurs d'or clair les mouvantes guirlandes.