X. — Egbert, évêque d'York
Quelque imposante que soit la série des témoins qui précèdent, incontestablement plus grande est l'autorité de celui qu'il nous reste à entendre, Egbert d'York. Né vers 678, élevé au monastère bénédictin de Hexham, la fondation de saint Wilfrid, ordonné diacre à Rome, il reçut de Grégoire III le pallium archiépiscopal en 735. Très lettré lui-même, il fit de son esprit, suivant l'express'on de Guillaume de Malmesbury, « l'arsenal et le sanctuaire de tous les (( arts libéraux, et fonda à York une bibliothèque des plus renommées » (^). Plein de zèle pour les devoirs de sa charge pastorale, il a laissé un monument de l'intérêt spécial qu'il portait à la liturgie dans le Pontifical connu sous son nom (-). Enfin, il fut le Mécène de son temps, le disciple et l'ami de Bède, le confident et le bienfaiteur de saint Roniface, le maître d'Alcuin.
Peu de temps après son élévation sur le siège d'York, il composa un ouvrage intitulé De Institutione catholica, dans le but de s'entendre avec les autres évêques voisins sur différents points de discipline. Il y procède par demandes et réponses, au nombre de seize. La dernière question concerne le jeune des Quatre-Temps, C'est là que se trouvent les deux passages suivants :
(1) u Hic omnium liberalium artium armarium, ut ita dicam, et sacrarium fuit, nobilissimamque bibliothecam Eboraci constituit » (Gesta Reg. Angl. lib. I, Patr.lat. CLXXIX iii-o).
(2) The Pontifical of Egbert, éd. W. Greenwell. Surtees Society. i<s53.
« Nns autem in Ecclesia An- « glorimi idem primi meusis ieiu- « uium, ut noster didascalus Bea- « tus Gregorius in suo Antipho- (( nario et Missali libro. per « paedagoguni nostrum beatum <( Augustinum transmisit ordina- « tuni et rescriptum, indifferen- « ter de prima hebdomadcv qua- « dragesimœ servamus ». {Patr.
lut. LXXXIX, 441 . — Cf. Haddan & Stubbs, Councils and ecclesiastical documents., etc., t. III, p.