‹ Les vertus morales de génie et de l'œuvre de Pasteur. Causerie du Centenaire (1822-1922) dédiée à la jeunesse des ÉcolesChapitre 13 sur 23 · PARENTS · texte numérisé non relu

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complète de tout souci pécuniaire ou de tout esprit de profit commercial.

C'est de très bonne heure que se manifesta ce désintéressement de Pasteur. Recu docteur ès sciences en août 1847, à l’âge de 25 ans, et resté à Paris pour continuer ses travaux de laboratoire, il se privait pour envoyer des surprises et des gâteries à ses sœurs au 1* de l’an. Son excellent père lui écrivait le 1% janvier 1848 : « On vient de recevoir les objets que tu as envoyés. Je laisse tes sœurs te remercier. Pour moi certes, j'aimerais mille fois mieux cet argent dans ta bourse, et de là au restaurant, placé en quelques bons repas où, avec une bonne société, tu te serais bien amusé. Bien peu de parents, mon bon ami, ont le bonheur d’avoir à dire de telles choses à leur fils à Paris. Aussi suis-je satisfait de toi bien au delà de mes expressions. »

Voici un autre trait de cette même année 1848. Je laisse la parole à son biographe : « Un jour que « Pasteur traversait la place du Panthéon. il vit « un rassemblement autour d’une baraque im- « provisée. Les mots : Autel de la Patrie resplen- « dissaient. Un voisin lui parle d’offrandes en ar- « gent que l’on peut déposer sur cet autel. Pas- « teur retourne à l'Ecole Normale. Il cherche au « fond de son tiroir et vient déposer tout ce qu'il « possède entre des mains reconnaissantes. » Son père, informé du fait, lui conseilla de faire connaître cette souscription dans les termes suivants :

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