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Lavoisier, ce que la géologie doit à Cuvier, ce que l’anatomie générale doit à Bichat, la physiologie à Claude Bernard, — la pathologie et l’hygiène le devront à Pasteur... Unissez-vous à moi, concluait l’'orateur, unissez-vous à moi, mes chers confrères, et buvons à la gloire de l’illustre Pasteur, au précurseur de la médecine future, au bienfaiteur de l'humanité. » :
Bienfaiteur de l'humanité, oui il l’a été, et il le sera toujours.
Rappelez-vous qu’à la base de chacune de ses recherches nous avons trouvé un élan du cœur, un mouvement de compassion pour les pertes matérielles subies, pour les souffrances physiques et morale endurées, et l’ardent désir, l’opiniâtre volonté de réparer les unes, d’atténuer et peu à peu de faire disparaître les autres.
Œuvre humaine, mais éminemment française, comme l’a voulu son créateur, française par la bonté qui l’inspira, française par le patriotisme qui la fit prospérer, française par tous les actes d'amour, de pitié, de commisération qu'elle a réalisés.
Faites le compte des bénéfices accumulés par celte œuvre, faites le compte des vies sauvées dans les hôpitaux et ambulances de la récente guerre, dans les Maternités de France et du monde entier ; des vies sauvées à l’Institut Pasteur et dans ses diverses succursales, grâce aux méthodes pas-
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teuriennes, et vous arriverez à un chiffre qui vous confondra d’étonnement et d’admiration.
Mais qu'est-il besoin de chiffres ici? Au-dessus des froides et muettes statistiques s'élève et domine le chœur enthousiaste et passionné des pères, des mères, des frères et sœurs, qui entonne l'hymne de la reconnaissance infinie qui célèbre et célèbrera, autour du nom du grand Comtois et du grand Fräncçcais, sur tous les points du globe et dans toute la suite des siècles, les sublimes verfus d’une œuvre de Bonté, de Paix et d'Amour.
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