NIES JEUNES AMIS, PÈRES ET MÈRES DE FAMILLE
Et vous tous qui avez bien voulu écouter et même applaudir, —- ce n’est pas moi que vous avez applaudi, ce n’est pas ma voix que vous avez entendue. Vous avez applaudi les paroles du grand Pasteur, vous avez entendu sa grande voix vous conseiller le travail, le courage, la bonté, le désintéressement, le patriotisme, en un seul mot : Le Devoir.
Sa voix se fait entendre en ce moment, je vous l'ai déjà dit, sur tous les points de la France, et même de l'Univers civilisé.
C’est ici à Besancon, c'est dans votre chère province, en Franche-Comté, qu'elle doit être le mieux écoutée, le mieux suivie.
Vous avez l'honneür, ne l’oubliez jamais, d’être nés sur le même sol que Pasteur ; de respirer le même air; de contempler les mêmes horizons ; de suivre les mêmes études presque dans les mêmes établissements, à l’abri des mêmes murs.
PME CN AE
Vous devez donc à sa grande et immortelle mémoire, vous vous devez à vous-même de méditer les lecons de sa vie, de vous imprégner de ses fortifiants exemples, et de les imiter dans toute la mesure de vos forces.
Et vous, Mesdames, vous, les mères tendres et attentives, vous, les pères actifs et énergiques, n'oubliez jamais l’exemple du père et de la mère de votre illustre compatriote. Faites en sorte qu’un jour, au moment où vos fils auront à Jeter un coup d'œil attendri et reconnaissant sur leurs premières années, celles où se façonneni les cœurs, les esprits et les volontés, au foyer familial, par l'exemple de parents conscients de leurs devoirs et de leurs responsabilités, faites en sorte, — faites que vos fils puissent dire da vous ce que disait Pasteur de ses parents dans une explosion d'émotion et de reconnaissance que vous avez déjà admirée.
Faites-le, et vous aurez donné à la France, à votre chère Province, des enfants laborieux, à la volonté énergique et utile, au cœur élevé et désintéressé, des hommes de Devoir, de vrais fils de France et de Franche-Comté ! |
Besançon, 28 Décembre 1922