‹ Les vertus religeusesChapitre 7 sur 50 · SA MATIÈRE ORDINAIRE · texte numérisé non relu

SA MATIÈRE ORDINAIRE

La matière ordinaire du vœu comprend, dans les simples congrégations, et à plus forte raison dans les ordres religieux , les biens de la communauté ; ce que le sujet lui a cédé ou donné ; le produit de son travail et de son industrie, en tant qu'il est estimable à prix d'argent; ce qu'il reçoit comme religieux ou membre de telle congrégation , à quelque titre que ce soit ; les honoraires , rétributions , aumônes , libéralités dont la cause ou l'occasion a été un ministère spirituel. La communauté

étant douée de la faculté d'acquérir et de posséder par elle-même ou par ses membres, tout cela lui est acquis de plein droit.

Le domaine direct que laisse subsister le vœu simple comprend les biens que possédait le sujet avant ses vœux: les fruits et revenus de ces biens ; ce qui lui revient de droit, sans nouvelle acceptation, comme l'héritage paternel, les legs, etc.; tous les dons offerts par ses parents ou amis, à lui personnellement et acceptés avec permission. Puisqu'il n'a renoncé ni à la propriété ni à l'administration de ces biens , il peut en disposer, validement toujours, à moins d'un privilège accordé à l'ordre par le Saint- Siège , et licitement sous ce contrôle générai que réclament la prudence, le bon ordre et le vœu d'obéissance , à moins que la règle ne laisse sur ce point une entière liberté.

Pour prévenir des abus aussi nombreux qu'inévitables , il est défendu au religieux, dans la plupart des congrégations , de s'appliquer à lui-même ses biens personnels et les dons qui se consument par l'usage.

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