OBLIGATIONS SPECIALES DU SUPERIEUR
Le supérieur doit se souvenir 1° que, lié par le même vœu de pauvreté, il est astreint dans sa conduite privée aux mêmes obligations que ses inférieurs , tout en tenant compte de la liberté que lui donne sa charge , et qu'il ne peut, sans de justes motifs, s'en affranchir pour prendre ou se procurer ce que refuse la règle; 2° que , simple administrateur des biens temporels , il n'en peut disposer que pour l'utilité de la communauté et conformément à l'institut \ qu'il lui est surtout recommandé de consulter les supérieurs majeurs et le chapitre, lorsqu'il s'agit d'aliéner ou d'acheter des immeubles, n i de faire des réparations ou des acquisitions considérables; 3° qu'il lui est facile de se faire illusion sur les fonds secrets dont il se réserve l'emploi au dedans ou au dehors , soit en élevant le chiffre déterminé par la règle ou les supérieurs majeurs, soit en.les dérobant à la connaissance de l'économe sur les livres duquel il est au moins convenable qu'ils figu-
relit 5 £• qu'il y a pour lui obligation stricte d'exercer une haute surveillance sur l'économe, de lui faire rendre ses comptes à des époques réglées , de s'assurer si toutes les dispositions sont prises pour la transmission des biens en cas de décès ; b° que, revêtu de l'autorité pour conduire les religieux à la perfection par la pratique des vœux , il ne peut ni permettre ni accorder ce que réprouve la pauvreté dont ils font profession , sous peine même de nullité, lorsqu'il outre-passe ses pouvoirs; 6° que la violation publique du vœu dans le supérieur serait un scandale , et que son silence dans la violation publique des inférieurs équivaudrait à une connivence.