CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES
terne du tuyau de chute. C’est là l’explication des engorgements fréquents des colonnes de chute avec l’emploi du système à valve hydraulique, dans nos maisons insalubres.
Mais, dira-t-on, avec ce mode défectueux d'alimentation de la valve hydraulique par un petit réservoir d’eau sans pression, ce reproche est possible, mais il n’en est pas toujours ainsi avec une alimentation abondante sous pression. Si on veut bien s’en rapporter aux faits que nous avons pu étudier et constater à Nancy, dans une ville abondamment fournie d’eau de Moselle, dont la pression atteint jusqu’à trois atmosphères dans quelques quartiers, où l’alimentation de la valve hydraulique des cabinets se fait généralement, dans les maisons assainies, au robinet d’une conduite principale, sans interposition de réservo'ir, on sera obligé de reconnaître que tous les appareils à valve hydraulique sont susceptibles :
i° De dépenser beaucoup d’eau dont l’effet inutile se traduit par de fréquents engorgements des colonnes de chute et du canal particulier des maisons, par les papiers transformés en cartonnages ;
2° Qu’ils contribuent à la persistance des épidémies de maison (fièvre typhoïde) par suite des balayages impuissants des colonnes de chute et par l’obturation
défectueuse des valves, des soupapes et des clapets des closets.
Le clapet hydraulique ne fonctionne pas toujours aussi hygiéniquement que l’indiquent les alléchantes réclames des constructeurs. Le Rogier-Mothes, en particulier, peut fonctionner plus ou moins convenablement pendant quelque temps, jusqu’au moment où son collier de caoutchouc déplacé ou plissé sous une des portions de son bord inférieur par les chocs de la valve ou pourri au contact des matières fécales et des urines, supprime la garde d’eau d’une façon radicale et complète. D’ailleurs, la valve hydraulique, qu’elle soit commandée par une alimentation d’eau sous pression ou simplement par un réservoir avec soupape à ressort ou à tirage n’est susceptible de garder qu’une quantité d’eau donnée dont la hauteur, variable avec chaque appareil, est susceptible d’être constamment dépassée, de sorte que si la valve vient à basculer, le visiteur doit recommencer à laisser couler une certaine quantité d’eau qu’il ne doit plus dépasser, sauf à recommencer. C’est une manoeuvre qui exige une certaine habitude et une certaine patience.
Un autre reproche à la valve hydraulique : le plus petit morceau de papier ou de matière fécale interposé entre la valve et le bord inférieur de la cuvette défait