‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 20 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES

logement et du corridor — sont surmontés d’un poste d’eau, mais que l’eau qu’on peut y laisser couler est ménagée par le propriétaire et fournie seulement en quantité déterminée parce que c’est de l’eau de source, et nous aurons donné une idée plus approximative que réelle des conditions hygiéniques du deuxième corps de logis de cette maison.

Pendant que nous procédions à cette enquête sommaire nous obtenions l’aveu que les selles de la typhique du premier, soignée par mon confrère, avaient été et étaient encore jetées dans la cuvette du closet de son appartement, sans désinfection préalable : nous nous demandâmes alors si l’infection des époux M;.. n’aurait pas pu se faire par la colonne de chute des closets,par propagation atmosphérique de bacilles typhiques dans leur appartement.

Avant d’entrer dans le détail des expériences pratiquées pour élucider cette question, il n’est peut-être pas inutile de rappeler encore une fois que les époux M..., n’avaient eu de rapports avec aucun typhique, que l’eau qu’ils buvaient était de l’eau de source, pure (ainsi que l’a montré d’ailleurs l’examen bactériologique) et qu’il n’existait alors aucun autre cas de fièvre typhoïde dans le quartier. Ajoutons également que pour éviter toute cause d’erreur dans les recherches

que nous nous proposions d’effectuer, et dont il nous reste à parler, nous avions dès notre première visite fait projeter les selles désinfectées de nos malades par le tampon soulevé d’un regard, dans le drain du premier corps de logis.

Deux mots seulement sur le manuel opératoire et la technique bactériologique mis en usage, (i)

Le 27 mai, c’est-à-dire le quatrième jour où Mme M. est alitée (onzième jour environ de sa fièvre typhoïde) et le deuxième jour (neuvième jour environ de maladie) pour son mari, je fais fonctionner, pour récolter les micro-organismes de l’air du cabinet, l’aéroscope du Laboratoire d’hygiène de la.Faculté de Médecine, lavé au préalable à l’eau distillée, séché et stérilisé dans l’étuve, en prenant la précaution de faire arriver l’air du tuyau de chute du cabinet sur de petites plaques de verre, préalablement stérilisées avant d'être chargées

(i) Qu’il nous soit permis de remercier ici M. le professeur Poincaré qui, en nous ouvrant sa bibliothèque et son- laboratoire, a bien voulu diriger nos travaux et contrôler nos recherches.

Nos remerciements également à notre ami M. le professeur agrégé Macé dont les connaissances spéciales en bactériologie nous ont été d’un puissant secours et par les conseils qu’il nous a donnés et par la vérification de nos préparations.

Que notre ami Vallois, chef du laboratoire d’hygiène, veuille bien accepter aussi l’expression de notre reconnaissance pour l’empressement avec lequel il s’est mis à notre disposition.

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