‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 21 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES

sur leur face antérieure de gélatine peptone préparée la veille et chauffée d’ailleurs à l’ébullition, avant chaque opération. Quatre petites plaques ainsi préparées sont successivement placées dans le cornet de l’aéroscope : deux, A et B, sont recueillies après une heure de fonctionnement de l’aéroscope dans le closet ; les deux autres, C et D, après une heure de fonctionnement dans le corridor qui conduit de la chambre à coucher au closet et à la cuisine.

Les plaques recueillies sont immédiatement et séparément placées dans un large tube stérilisé, hermétiquement bouché, bien étiqueté, et transportées au Laboratoire d’hygiène de la Faculté. On les place dans une étuve d’Arsonval au-dessus d’un cristallisoir bourré de papier joseph chiffonné et mouillé avec de l'eau distillée.

Le lendemain (28 mai) à quatre heures de l’aprèsmidi, on constate facilement sur la plaque B, (deuxième recueillie dans le closet) quatre points bien distincts où la liquéfaction de la gélatine peptone s’est opérée.

Dans les intervalles de gélatine solide et partant des bords des points de liquéfaction, on reconnaît à la loupe des stries rayonnantes de sorte que l’aspect général de ces ilôts liquéfiés avec leurs branchements multiples, rappelle les cellules nerveuses. Cette liqué-

faction rapide de la gélatine peptone ne pouvant être due au bacille d’Eberth, nous touchons chacun de ces points de liquéfaction avec une solution phéniquée avant de replacer la plaque B dans l’étuve humide.

Le 3 o mai, la liquéfaction est restée stationnaire.

Le 3 i, nous râclons deux des points liquéfiés et touchés à l’acide phénique, à l’aide d’un bistouri préalablement flambé et refroidi, et la râclure est mise en culture en stries sur deux morceaux de pomme de terre. Les deux autres points, restant comme témoins, sont replacés dans l’étuve d’Arsonval pendant que les morceaux de pomme de terre I et II sont introduits, sous cloche, dans une chambre humide faite avec une petite cuve en verre dont le fond est rempli de papier joseph humidifié par de l’eau, distillée.

Le i er juin, on remarque sur les pommes de terre I et II un certain nombre de taches humides entourées d’une zone brune légèrement violacée à la périphérie. Des échantillons de ces cultures prélevés à l’aide d’une aiguille stérilisée sont phéniqués d’abord, puis mis en culture sur deux nouveaux morceaux de pomme de terre, n os III et IV, et introduits dans une seconde chambre humide, dans les mêmes conditions que les cultures I et IL En même temps, en examinant les plaques A, B et D on constate l’existence de colonies, sous

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