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CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES

qui finiraient par l'étouffer, il faut faire usage d’acide phénique qui, l’expérience l’a prouvé, arrête le développement des autres microbes sans exercer ] 5 our ainsi dire d’influence sur le bacille d’Eberth ; nous broyons partie des cultures sur pommes de terre dans une solution phéniquée à 2 %, et nous les replaçons sur de nouveaux morceaux Y et VI, sous une nouvelle cloche, dans un troisième cristallisoir, et nous touchons chacune des colonies des plaques A, B et D avec la même solution phéniquée.

Le 5 juin, l’examen micrographique d’échantillons de ces cultures phéniquées, délayés dans de l’eau distillée additionnée d’acide acétique, fournit des résultats plus nets et plus précis, car sur certaines préparations,, à côté de grands bâtonnets traversant le champ du microscope avec rapidité, on en voit d’autres, beaucoup plus petits, animés de mouvements de reptation et ressemblant à première vue au bacille d’Eberth.

Les jours suivants, sur le nombre des préparations obtenues nous en prélevons six où on ne rencontre guère que des bâtonnets : elles sont alors traitées de la manière* suivante : les trois pre mières marquées a, b, c, convenablement ressuyées, soi t touchées avec l’acide phénique et l’alcool, et colorées t la fuchscine,les trois dernières d, e et/convenablement ressuyées également,

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sont traitées par l’acide phénique et l’alcool et colorées par le bleu de méthylène (i) : elles sont le lendemain 17 juin, montées dans le baume du Canada, examinées les jours suivants avec l’objectif à immersion et éclaircies par l’essence de girofle ou de térébenthine.

Dans les trois premières, rouges, on rencontre beaucoupde bacilles ayantles caractères dubacille d’Eberth; dans les trois autres, bleues, on en rencontre également, peut-être moins que dans les précédentes : en tout cas, ce que nous pouvons affirmer, c’est que ces bacilles répondent absolument comme caractères et comme aspect à ceux assignés par MM. Chantemesse et Widal dans l’examen bactériologique de l’eau de Pierrefonds (2).

Pendant plusieurs semaines, sur des cultures renouvelées provenant des plaques A, B et D et des cultures sur pommes de terre mélangées d’acide phénique au vingtième, un grand nombre de préparations ont été

(1) Pour la coloration par la fuchsine nous avons suivi la méthode de Ziehl, c’est-à-dire qu’avec une solution de un gramme de fuchsine et cinq grammes d’acide phénique dans cent grammes d’eau distillée, nous avons touché la préparation et laissé sous cloche pendant vingt-quatre heures, puis nous avons lavé avec de l’eau acidulée avec i 0/0 d’acide acétique et enlevé l’excès de fuchsine par l’alcool. Nous avons suivi un procédé identique pour la coloration par le bleu de méthylène.

(2) In Revue d’hygiène et de police sanitaire, n°2, 1887, p. 134.

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