‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 24 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES gi · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES gi

ainsi effectuées : dans un tiers environ, on a rencontré de petits bâtonnets à peu près trois fois aussi longs que larges, à extrémités un peu arrondies, mobiles et nettement colorées, le centre restant clair.

Sur les conseils de notre ami, M. le professeur agrégé Macé, nous avions cherché à isoler ce bacille des cultures sur pommes de terre pour le cultiver à l’état de pureté soit, avec la méthode des plaques de gélatine solidifiée, telle qu’elle a été créée par Robert Koch (i), soit avec les inoculations en piqûres et en stries dans des tubes de gélatine nourricière inclinée. Malheureusement nous n’avons pu y parvenir tant à cause de notre inexpérience dans les cultures bactériologiques que de la délicatesse dont il faut faire usage dans l’isolement.

Quoi qu’il en soit, si les caractères de nos colonies sur gélatine n’ont pas eu la précision de ceux attribués par les auteurs aux colonies bactériennes du bacille d’Eberth, nos cultures sur pommes de terre avaient bien l’aspect caractéristique et comme ce sont elles, de l’aveu des auteurs, qui font le mieux reconnaître le bacille typhique, comme ce sont celles auxquelles Gaff-

(i) Consulter à ce sijet Revue des sciences médicales, t. XXX, p. 33 o, I er fascicule. Revue critique de H. Bartii : la bactériologie médicale, sa méthode et ses progrès.

ky accorde la préférence, il est évident que ce bacille se rencontrait parmi les micro-organismes recueillis dans l'air du closet et du corridor. D’ailleurs, dans le cas présent, peu importe si malgré de nombreux tâtonnements nous n’avons pu obtenir de cultures, à l’état pur, du bacille d’Eberth dont la croissance toujours : lente, était ici gênée, étouffée par d’autres germes à développement plus rapide ; l’essentiel, c’était de pouvoir distinguer aisément le bacillus typhosus au milieu des micro-organismes de la putréfaction et de savoir si le bacille observé était bien le bacille typhique. Pour nous, le bacille observé avait bien tous les caractères du bacille d’Eberth et de Gaftky, de ceux que MM. Chantemesse et Widal (dont les importantes recherches nous ont servi de guide) lui attribuent ; mais en esprit déjà prévenu, nous pouvions facilement et proprio motu nous laisser aller à une idée préconçue et il était prudent et sage de posséder un critérium. Si les procédés de technique bactériologique avaient, lors de nos recherches, atteint un degré suffisant de précision pour permettre de différencier le bacille typhique des autres micro-organismes qui peuvent se rencontrer avec lui dans les produits de la putréfaction, nous croyons ne pas avoir confondu le bacille de la pomme de terre de Koch ou le bacillus sub-

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