‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 25 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES g · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES g

tilis avec le bacillus typhosus. Nous nous appuyons sur l’absence de coloration par la méthode de Gram et * c’est là un caractère qui suffit à différencier le bacille typhique des organismes de la putréfaction (i) ».

La présence du contage typhoïdique dans l’air du cabinet des époux M.., et du corridor de leur chambre à coucher nous semble donc établie ; aussi de ces recherches et des faits précédemment exposés, il nous semble permis de supposer, jusqu’à plus ample informé, qu’en ce qui les concerne, le microbe de la fièvre typhoïde a pu arriver chez eux par le closet d-’appartement, puis pénétrer parle corridor, dans leur chambre à coucher, où il a été respiré, inhalé ou dégluti. Ce microbe a pu provenir des selles non désinfectées de la malade du premier, remonter par le tuyau de chute commun et arriver dans l’appartement du second étage à la faveur d’un closet mal installé et sans eau. Voilà un fait possible, nous n’osons pas dire certain, puisqu’il est bien entendu qu’on discutera longtemps encore, sans s’entendre très probablement, sur l’étiologie de la fièvre typhoïde. Quoi qu’il en soit il nous sem-

(i) La Bactériologie médicale, ses méthodes et ses progrès par H. Barth, loco citato, 2 e fascicule, p. 685 .

La plaque C est la seule qui ne nous ait donné aucun résultat.

blait permis de conclure à la possibilité de ce fait d’infection par un cabinet mal installé quand il nous fut donné d’observer un second cas de propagation atmosphérique de la fièvre typhoïde dans des conditions identiques (i).

(i) L’atmosphère des logements, l’air des rues ne servent pas d’habitat ordinaire, habituel, au germe typhique, ils doivent cependant lui servir de véhicule dans certaines circonstauces. Dans ces cas, c’est par inhalation que le contage doit pénétrer dans l’organisme et cela, soit en s’arrêtant au niveau des parois pharyngiennes pour être dégluti ensuite avec la salive, ou bien, entraîné par la respiratiou dans l’arbre bronchique, il serait probablement absorbé par la muqueuse respiratoire. Quoi qu’il en soit l’infection, par l’air est possible.

Quant à sa fréquence, on n’est pas encore fixé à ce sujet, et on n’a que des probabilités. M. Brouafclel prétend que l’infection par l’eau a lieu 99 fois sur ioô et il n’admet qu’une seule infection sur 100 par l’atmosphère. Ce chiffre est trop bas, pensons-nous, surtout si nous en jugeons par les cas de contagion directe, par les cas sporadiques et par les endémies de maison (gaz d’égout de Klebs). C’est le cas notamment pour Nancy qui n’est guère approvisionnée que d’eau de Moselle et où l’infection par l’eau n’est pas de règle.

Quoi qu’il en soit, il est presque certain que dans l’air le contage se trouve surtout sous forme de spores desséchées et qu’il peut pénétrer ainsi dans le tube digestif tantôt par ingestion, tantôt par inhalation.

Il est permis de supposer également que l’atmosphère intérieur des appartements précédemment occupés par des typhoïdiques et habités à nouveau sans désinfection sérieuse peut jouer un rôle dans les cas sporadiques de fièvre typhoïde.

Dans les habitations anciennes ou dans les maisons mal tenues (habitations ouvrières avec trou à la turque autour duquel

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