‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 59 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l6l

colonne de chute. C’est à ce but que répondent les tuyaux dits en Y imaginés par les fabricants et désignés dans le commerce sous le nom de jonctions, de branchements, de culottes, etc. Il va sans dire que le tuyau secondaire qui reçoit l’extrémité inférieure du siphon du closet doit être mastiqué et jointoyé avec toutes les précautions précédemment mentionnées. Ajoutons aussi, que tous les changements de direction dans la colonne de chute doivent être formés avec des portions courbes (dites coudes), de 45 à go°, de même diamètre et jamais, en aucun cas, avec des tuyaux droits.

Ces détails donnés sur le fonctionnement, l’installation et la direction de la colonne de chute, il nous reste à étudier ses deux extrémités supérieure et inférieure.

L’extrémité supérieure de la colonne de chute doitelle s’arrêter au closet de l’appartement le plus élevé ? Doit-elle être prolongée jusqu’au faîtage de l’habitation et recouverte d’un capuchon aspirateur ? Ces questions peuvent sembler oiseuses pour les water-closets de nos maisons modernes avec leur cuvette à siphon hydraulique ventilé, mais il n’en est pas ainsi pour les installations anciennes et sa solution est du plus haut intérêt au point de vue de l’assainissement.

A notre connaissance, malgré de nombreuses recherches à ce sujet, il n’a été publié jusqu’à ce jour, dansla littérature médicale française, aucun travail sur la répartition topographique de la fièvre typhoïde suivant les étages, dans les maisons insuffisamment assainies, des grandes villes avec tout à l’égout. M. le professeur Poincaré (i) est peut-être le seul médecin qui, à propos d’une épidémie de fièvre typhoïde, ait soulevé, cette question et tenté de la résoudre avec les renseignements incomplets, fournis parles médecins traitants,, au Bureau municipal d’hygiène de Nancy.

Pour quelqu’un ne connaissant pas le quartier de la Ville-Vieille où sévissait l’épidémie observée, le travail de M. Poincaré pourrait laisser croire que l’arrêt de la colonne de chute à l’étage supérieur, sans prolongation à l’air libre, est de peu d’importance pour la santé des habitants et la salubrité des maisons. Pourêtre réel dans le quartier affecté en 1882, cela n’est pasdouteux ; mais l’épidémié sévissait alors principalement sur les pauvres, sur les indigents, dans des maisons la plupart du temps à cabinet unique, situé au rez-de-

(1) Relation d’une épidémie de fièvre typhoïde à Nancy en 1881— 1882 par M. le D r Poincaré, professeur à la Faculté de médecine, ifl Annales d’hygiène publique et de médecine légale , 3 o série,., t, VII, 1882.

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