CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES
Les surfaces des murailles en rapport avec l’évier -et susceptibles d’être souillées ou mouillées par les •eaux ménagères seront ou bien cimentées ou mieux encore recouvertes de carreaux en faïence émaillée, avec cette recommandation expresse toutefois, qu’il faut prendre la précaution d’en faire faire l’assemblage non dans du plâtre, mais dans du ciment.
Quant à l’orifice de décharge de l’évier qui, au point de vue de l’assainissement a la plus grande importance puisqu'il peut mettre en communication l’atmosphère de la cuisine et de la maison avec les gaz et l’air de l’égout, il devra être muni d’un siphon hydraulique plutôt que fermé par un bouchon en cuivre à vis.
Dans nos maisons insuffisamment assainies, on a -cherché à assurer l’occlusion de l’évier par la bonde siphoïde en cuivre que tout le monde connaît. Son usage, malheureusement trop répandu, est des plus défectueux, car, ainsi que l’indique l’examen d’un de •ces appareils, d’une part, la petite quantité d’eau qui doit y séjourner est bien vite évaporée par la tempé-
4 e la chaussée, de façon à ce que, de bon matin, les boue.urs puissent la vider dans les voitures destinées au transport hors •ville des résidus journaliers. De cette façon, on éviterait l’infection de la voie publique pendant la matinée, et des appartements .exigus pendant la journée et pendant la nuit. A Londres, où cela üé pratiqué, ni la maison ni la rue ne sont incommodées.
l80 LES VIDANGES ET LES EAUX MENAGERES
rature surélevée de nos cuisines et, d’autre part, la graisse des eaux ménagères refroidies s'accumule aisément dans la rigole circulaire et le siphon obstrué ne peut plus fonctionner. D’ailleurs, il faut compter aussi avec la négligence obstinée des domestiques qui s’entêtent à maintenir constamment soulevée la bonde siphoïde et à laisser communiquer directement la cuisine avec l’égout.
Tel est l’évier de nos habitations aisées insuffisamment assainies : chaque cuisine possédant sa pierre à eau, mal installée peut-être, l’infection a au moins l’avantage de demeurer locale, bornée à un seul logement.
Évier des habitations ouvrières. — Évier insalubre et plomb insalubre .
Quant aux habitations ouvrières, aux maisons louées à la chambre, l’évier particulier, l’évier de cuisine n’existe plus, pour la raison bien simple que la cuisine n’existe pas. Il est alors remplacé par un évier commun, l’évier angulaire, placé dans le coin le plus obscur du corridor commun, ou par des cuvettes d’eaux ménagères, par des « plombs » c’est-à-dire par d’horribles boîtes en fer-blanc, situées à chaque étage, sous la fe-