LES PROCESSIONS
L y a des gens qui me trouveront bien ridicule, mais je n*y puis rien, et même cela m*est bien ^;al : je n'ai jamais pu voir passer une procession, surtout à la campagne, sans quelque émotion. On aura beau se rebeller et Êdre son fort, le sentiment religieux tient par des racines jusque dans le fond de Tâme humaine. Or, tout ce qui est sincère, humain, je le respecte, je l'aime, je le sens. Ce n'est pas le sentiment religieux qui est artificiel, c'est le contraire qui est implanté de force dans l'homme, qui est voulu. Qu'on me permette d'avoir en horreur tout ce qui est voulu.
Une religion met toujours l'âme en présence de Dieu, et cette conception, fïit-elle même inexacte, en&ntine, si vous voulez, qu'encore elle représenterait le plus haut point de per-