‹ Les vieilleries lyonnaises de Nizier du Puitspelu [pseud.]Chapitre 3 sur 32 · Un chapeau monté, tout un chacun sait que c'est un bugne · texte numérisé non relu

Un chapeau monté, tout un chacun sait que c'est un bugne

2. Tout un chacun sait que la vagnote, c'est la redingote : vagnote est une expression figurée. Au propre, c'est une espèce de bât pour les ânes, qui n'est plus guère usité que dans le fond de nos montagnes.

d*usine se contenterait de cette part de budget accordée aux plaisirs ?

J*ai dit journées de seize heures, hélas. Déjà de même au xvm* siècle, comme en témoigne ce fragment d'un vieux noël que me chantait ma mère :

Je pinsavo mon côtèro Intre onz'hure et la minuit, Comme un brave satinairo ' Ayant sa jorna fini.

Dont appert deux choses : i° que la journée se terminait bien tard; 2° que quasi tout le monde avait des cautères, puisque même les satinaires ne se les plaignaient pas. J'ai vu, en eflfet, la mode des cautères et des lavements, conome j'ai vu la mode des manches à gigot et des ceintures sous les aisselles. Les lavements ! on les prenait comme apéritife ! c'était le bitter de cette époque vertueuse. Conome tout change, bonnes gens !

Nous disions voire que, à l'exemple du père Burland, le canut a en horreur le bourgeron, la casquette plate, le débraillé où se complaît l'ouvrier parisien. H parle lyonnais, conome bien s'accorde, mais parce que c'est sa langue maternelle. H gausse beaucoup, quasi toujours, mais sans y paraître, sans gestes, sans insister, sans élever la voix, sans y toucher. Vous ne savez jamais s'il le &ut prendre de droit ou de feintise. Même, sous

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