I . SatinairOy ouvrier qui fabrique le satin
les narquoiseries, un fond triste. Il se raille de la vie. Mais ce genre de raillerie ferait rire d'un œil et pleurer de Tautre.
Adonc, le canut a de la « tenue ». Il &ut justifier le nom de « bourgeois n. Même qu'il tient en réserve pour les grands rencontres, les noces, les visites de souverains, de chefe d'état à son atelier, un panneau % excusez du peu, qui n'est sans doute pas à la dernière mode, mais qu'importe. J'ai toujours ouï dire qu'il &ut suivre la mode, mais de loin. Du loin au très loin il n'y a pas si loin.
Lorsque l'on inventa ce restaurant-caveau, tristement célèbre par l'ignoble attentat de Cyvoct, j'eus la curiosité d'y aller dîner. Dans un « box », un homme politique avait invité quatre canuts, il feut croire quatre éleaeurs influents. L'amphitryon, mis avec élégance, la raie au milieu du front, pérorait, élevant la voix de manière à être entendu de la salle : un flux perpétuel. D'évidence il voulait, comme on dit, épater ses convives, et jusqu'aux garçons avec. Dix minutes lui suffirent pour « résoudre » toutes les « questions » sociales, politiques, religieuses, etc.
Les bons canuts, en vêtements bourgeois, propres, un peu surannés, redingotes flottantes, à manches plissées en haut, écoutaient, méditatife, avec le respect que l'on doit à quelqu'un pourvu de tant de salive. Us n'osaient seulement tousser, eussent-ils %valé quinze livres de plume. Leur respectabilité, comme disent les Anglais, faisait un bizarre contraste avec