‹ Les vieilles actrices. Le musée des antiquesChapitre 15 sur 23 · MADAME LOUISE COLLET · texte numérisé non relu

MADAME LOUISE COLLET

Samedi, 26 septembre 1868.

NCORE un Bas-Bleu, mais avec des

coins rouges, celui-là !

M""® Louise Collet est une atroce variété des Bas-Bleus; c'est le Bas-bleu révolutionnaire. Ce n'est pas le Bas-bleu humanitaire du moment, bavant la paix, la fraternité, le bien de tous... et de toutes, dans les conférences du Wauxljall.

Allons donc ! ^1°"° Louise Collet a d'au-

très manières d'aimer le genre humain... C'est le Bas-Bleu violent, jacobin, insulteur, vésuvien t C'est Théroigne de Méricourt-Philaminte 1

Cette Tricoteuse de mauvais livres, en prose, a commencé par de mauvais vers.

En attendant le bonnet phrygien, à faire sauter par-dessus les moulins de la République, elle a coiffé, sans aucune horreur, la burlesque couronne de lauriers, au jambon, que distribuent les vieux Académiciens en goguette littéraire !

Toute révolutionnaire qu^elle fût déjà, elle ne trouvait pas si mauvaise alors cette vieille institution monarchique qui la pensionnait...

« On dîne de l'autel, on soupe du théâtre! »

et voilà comme on vit ! Théroigne soupait... de TAcadémie ! Dans ce temps M"^ Louise Collet était belle, — mais commune (communiste en tout), d'une beauté d'écaillère dont elle avait le ton,

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