‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 127 sur 185 · LES OUVRAGES AVANCÉS · texte numérisé non relu

LES OUVRAGES AVANCÉS

Les ouvrages avancés. — On couvrit par des ouvrages avancés certaines églises, comme Soulac ou Saint-Vivien; Baurein parle d'« une espèce de ravelin » qui protégeait l'église de

Cabanac 1 et qui n'était sans doute autre chose que le vaste porche fortifié décrit par Drouyn2. Un autre ravelin protégeait l'église de Targon, sur le front Ouest3. Durand a étudié le cimetière fortifié de Marcamps4; le mur de clôture, que j'ai vu démolir, était percé d'embrasures pour la mousqueterie. En 1612, un particulier de Sadirac avait fait provision de matériaux pour construire une maison ;

« sur ce, les mouvementz et rebélions de

guerre de ceux de la Prétandue Réformée Religion estant survenus, la pierre... seroict esté prinse et emploïée pour fortifier l'esglise

flg. 255. — fenêtre défendue

a. l'ancienne église de branne.

Dessin de L. Drouyn (Extrait des Variétés girondines, t. I, p, 37).

Fig. 250. -

Dessin de !.. Drouyn (Extrait des Variétés girondines, t. III, p. ICO).

de ladite parroisse de Sadirac, fermer et clore le semeintière »5.

Le porche de Lège montre des meurtrières avec mire et destinées aux armes à feu.

La fortification du corps de l'église.

1 Brutails delin.

FlG. 257. — SAINT— "VINCENT— DE- PERTIGN AS, PORTE D'AGCliS AU CLOCHER.

C'est plus fréquemment l'église elle-même qui a reçu les éléments de défense.

1. Variétés bordeloises, t. V, p. ig3; nouv. éd., t. III, p. ni. — 2. Bulletin monumental, t. XXIV, p. Soi. La Commission départementale des Monuments historiques a de ce porche, aujourd'hui démoli, des dessins faits en 1 863 : les défenses consistent en cinq archères, une au Nord, une au Sud et trois à l'Ouest. — 3. E suppl. 36oo. — h. Compte-rendu des Monuments historiques, iS65-i 866, pp. ^9-5 1 . Pour Civrac de Médoc et plus généralement pour le Fronsadais et le Cubzaguès, v. Baurein, op. cit., t. II, p. 65; nouv. éd., t. I, p. 264. — 5. II 4.q5. L. Drouyn, dans ses Notes manuscrites (t. XLVII, p. 275), a signalé à Tauriac un porche fortifié du xvi° siècle, qui n'existe plus.

Page 1