LA. FORTIFICATION DES ÉGLISES
On se préoccupa principalement de battre les abords immédiats de la porte : à Saint-Ferme (fig. i35) et à Gudos (fig. 253), on jeta d'un contrefort à l'autre, en travers de la façade, un arc qui n'adhérait pas à cette façade. A Saint -Jean-de-
Blaignac (fig. 254), un arc analogue portait un balcon où se tenaient les défenseurs; les mâchicoulis étaient en avant;
des échauguettes posées sur les contreforts d'angle flanquaient cet ouvrage
Brutails photogr.
Fig. a58.
principal. Les bretèches étaient plus fréquentes :
à Mourens, à Queynac, à Gréziliac, à Nérigean, à Saint- Loubès ', à la porte Sud de Puisseguin, etc. Au-dessus de la porte du transept méridional, à l'église de Montagne, on avait construit une logetle
BruUiils photogr
FlO. 260. — CLOCHER DE MACA.U.
qui avait en bas un
mâchicoulis et sur chacune des trois faces une meurtrière2. L. Drouyn a publié un curieux croquis (fig. 255), sur lequel on voit un ensemble de trous d'arquebuse destinés à écarter les assaillants qui auraient tenté de forcer l'une des fenêtres de la vieille église de Branne; quelque chose d'analogue existe près des fenêtres du bas-côté Nord à Gudos. La fenêtre centrale de l'abside de Mauriac est commandée par une bretèche3. Ailleurs on mura les fenêtres ou on les rétrécit'1; c'est ce qui s'est passé à Courpiac, où on aveugla les baies romanes en y réservant quelques meurtrières5.
L'usage des échauguettes était courant, à en juger par le nombre de celles qui nous sont
Fie. 25g.
Brutails^delin.
flanc isord de monta.rouch (fragment).
i. Eau-forte de L. Drouyn après la p. 2l\ de la Monographie 'le Saint-Loubès, par A. de Comel. Cette façade a été renversée. — 2. Marquis de Castelnau, Notes manuscrites, t. IV, p. 269. — 3. Eau-forte dans les Variétés girondines, t. Il, avant la p. 699. — !>. L. Drouyn, Congres scientifique, Q8* .session, t. II, p. 353. — 5. L. Drouyn, Bulletin monumental, t. XXIV, pp. 5o8-5og.