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LA FORTIFICATION DU CORPS DE L'ÉGLISE

FlG.

Brutails photogr 3Cl. — CLOCHER DE TRESSES.

parvenues: elles étaient juchées sur les contreforts, de façon à former de petits saillants qui enfilaient les faces de l'édifice (fig. 266). Ces bouts de tourelle agrémentent la silhouette de nos vieilles églises.

On a même cru voir à l'abside de Beychac les traces d'un hourdage : les corbeaux qui font saillie, à une certaine hauteur, sur le milieu des pans du chevet seraient là pour recevoir les liens des hourds1. Mais cette explication est difficilement acceptable : l'établissement d'un hourdage aurait nécessité des trous au-dessus du niveau des corbeaux2; je ne vois pas comment on pourrait appuyer des hourds sur les corbeaux de Beychac.

Les fortifications entre voûte et toit. — Le gros de la défense était installé au-dessus de l'église. C'est l'un des motifs pour lesquels on fuit partir d'une certaine hauteur au- dessus du sol les escaliers qui desservent les voûtes : Petit-Palais, Pondaurat, Benon, Tourtirac, Birac, Bl'asimon, Cars, Parsac. vieille nef de Bimons, etc. A Saint- Vincent-de-Perlignas (fig. 267), le seuil de la porte

est à Gm7o environ du pavé, juste au-dessous d'une bretèche qui en battait les approches.

Pour loger la défense au-

dessus des voûtes, on a surélevé fréquemment les murs, notamment ceux des absides (fig. 258).

L'étage de défenses ainsi installé au-dessus des voûtes communiquait avec les échauguettes et avec les bretèches. Dans ces combles se sont déroulés jadis bien des actes d'héroïsme et des scènes poignantes.

Les créneaux, meurtrières, etc. — Les crénelages sont rares à la crête des murs : Montarouch avait des créneaux sur encorbellement, dont l'encorbellement seul subsiste (fig. 269). Le marquis de Castelnau a décrit, en 1847, d'après un ancien dessin, la surélévation crénelée et percée de meurtrières cruciformes qui couronnait la nef et le chevet de

Fig. 261 '»'«. —

CLOCHER DE CAMEYRAC.

r. L. Drouyn, Société archéologique, t. II, pp. i53-i54. — 2. Viollet-le-Duc, Dictionnaire d'architecture, t. VI, p. 123 et suiv. Drouyn voyait aussi, avec plus de vraisemblance, des corbeaux pour des hourds en haut de l'église de Queynac.

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