‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 31 sur 185 · Elle était « rompue» et découverte en 1622 (G · texte numérisé non relu

Elle était « rompue» et découverte en 1622 (G

MONOGRAPHIES

Dans la nef, le mur Nord, le seul qui subsiste, est d une maçonnerie assez grossière : par endroits, les pierres sont disposées en arêtes de poisson. Ce mur est renforcé à l'intérieur par un placage d'arcs longitudinaux, dont l'extrados montait à 7 mètres environ au-dessus du sol ancien. On n'aurait pas pu équilibrer une voûte à cette hauteur, et la nef devait être abritée par un lambris. C'est peut-être pour appuyer un lien soulageant l'entrait qu'un corbeau fait saillie dans l'écoinçon entre les retombées des deux arcs visibles'.

L'ordonnance de la façade est imprévue: dans l'épaisseur de la porte, une grosse colonne engagée ressort de chaque côté. Cette porte est dans un avant-corps, terminé par un pignon, qui est percé d'une baie en forme de croix. On aperçoit sous le lierre, au revers du pignon et s'ouvrant sur la nef, une grande niche, peut-être une tribune.

A l'extérieur de l'abside, entre les corbeaux qui portent la corniche, des trous ronds sont forés, comme dans le clocher de Saint-Georges-de-Montagne, comme dans cette corniche de Saint Front de Périgucux dont Félix de Verneilh a donné une gravure2.

Enfin, quelques carreaux, de o'" 18 de côté, portent un dessin en creux.

Doulezon, arrondissement de Libourne, canton de l'ujols.— Kglise paroissiale. Vocable: Notre-Dame.

L'église de Doulezon a appartenu à La Sauve. Diverses restaurations y ont été faites: au \\u' siècle, le clocher élevé sur l'avant-chœur menaçant ruine, l'évêque de Bazas interdit

l'église; on démolit la tour en 17003. En 1875, le « sanctuaire roman »

fut « remis à neuf, avec agrandissement de ses ouvertures » 4 . La nef a été également remaniée.

Malgré tout, l'édifice mérite d'être étudié.

C'est une église à

Fig. '.2.

l'I.W DE I. EGLISE DE DOULEZON.

liriilails delin,

nef unique, avant-chœur,

chœur et abside. L'axe du chevet dévie vers le Sud. Le chœur et l'abside sont voûtés d'un berceau brisé et d'un cul-de-four, séparés par un doubleau également brisé. Sur l'avant-chumr est construite une voûte d'ogives très irrégulière, dont quelques particularités sont à signaler: d'abord, le profil des ogives, qui est rare; ensuite, l'artifice qui remplace les formerets. De l'un à l'autre support on a bandé en long un arc brisé solide, sur lequel est élevée une murette, qui soutient la voûte et qui est plus développée en hauteur du côté Sud. Cette combinaison atténuait la difficulté que les constructeurs de l'époque éprouvaient à tracer des arcs de soutènement qui correspon dissent à la concavité des voûtes.

Suivant Drouyn, la voûte de l'avant-chœur est moins ancienne que le gros des supports et ceux-ci ont été remaniés pour recevoir celle-là. Il est impossible aujourd'hui de reconnaître les joints d'appareil et de se faire une idée sur les remaniements de celle partie de la construction.

Brutiiils delin Fig. 53. — profil d'ogive.

1. Cf. Viollet-le-Duc, Dictionnaire d'architecture, t. IV, p. 3o8, fig. 3.

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