DE SAINT-MARTIN-DE-MAZERAT
Brutails pholofir.
Fig. 2o5 *<*. — saint -martin -de -mazerat.
i. J'ai publié la description et des. dessins de cette coupole dans le Bulletin monumental de 1890, pp. 128-130. — 2. Bulletin monumental, 1897, p. 222.
LA CONSTRUCTION' : LES ARCS ET LES VOUTES
mal à la réalité : on parait avoir fait de bonne heure sous les pendentifs des arcs à ressaut et on en a sûrement construit très longtemps qui n'offrent pas de ressaut : à Saint-Front, dont
l'attribution à la période n 20-1 173 n'est pas contestable; à Moissac, qui a été consacré en 1180' ; à Salignac, dont la dédicace est de 12002. Vers la même époque où s'élevait l'église de Saint-Émilion, on faisait, du côté de Caslillon notamment, de faux transepts couverts de croisées d'ogives ou de coupoles et dont les piles massives et les arcs puissants avaient surtout pour fonction de porter le clocher qui les surmonte.
Les coupoles girondines reposent assez souvent, comme à Saint-Martin-de-Mazerat(fig. 2o5), suides arcs en plein-cintre :
à Saint-Vincent-de-Pertignas (fig. 2o5'e'), Parsac, Tourtirac, Saint-Léger-de- Vignague. Nous savons déjà que, sous la coupole de Mauriac, un arc, celui de l'Est, est en demi cercle et les autres sont brisés (fig. 207'"). Cette dernière forme, l'arc brisé, est la plus fréquente.
La projection et le
galbe de la calotte.
L'idéal est que les pen-
dentifs se rejoignent par en haut suivant un cercle, de façon à présenter à la calotte une assiette parfaitement circulaire. Il n'en est pas toujours ainsi : les pendentifs de Saint-Martin de-Mazerat, étant donné que ce sont des triangles plans, ne peuvent fournir qu'une assielte à cotés rectilignes, une assiette octogonale. À Mauriac, les plans infléchis de l'octogone laissent l'impression d'un cercle négligemment tracé. Parfois les proportions rectangulaires de la travée à couvrir ont amené à faire des coupoles allongées : tel est le cas à Saint-Martin-de-Mazerat, où l'allongement se produit dans le sens de l'axe, à Saint-Martin de-Laye, à Grézillac (fig. 206) et surtout à Parsac (fig. 90), où la coupole s'allonge dans le
Fin. 2o5'c'.
Brutails pliologr.
s wvr-\ rNCENT-DE-PERTIGNAS.
Brutails «lnlin.
Fir.. S06. — GREZILLAC.
sens de la largeur. A Tourtirac (fig. 207 et 207'""), où la travée est de l'orme analogue, les nappes des deux pendentifs
de chaque flanc se continuent en une sorte de berceau rampant, et les deux berceaux se rencontrent vers le haut, échancrés d'un cercle qui répond à la base de la calotte.
1. Aug. Anglès, L'Abbaye de Moissac, p. m et pp. 4i-?i2. — 2. F. de Verneilh, L'Architecture byzantine en France, p. 265.
LA CONSTRUCTION DES COUPOLES
Considérée dans sa montée, dans son galbe, la coupole girondine n'est généralement pas hémisphérique; la coupe de la calotte et la coupe diagonale des pendentifs appartiennent
d'ordinaire à des solides plus élancés que des demi-sphères. D'autre part, les pendentifs montent d'habitude un peu au-dessus de l'extrados des arcs qui les soutiennent et les encadrent.
La construction des coupoles. — Il est rare que l'on puisse étudier l'anatomie de ces voûtes,
la direction des joints. A Sainte-Terre et à Saint-Léger-de-Vignague, où les coupoles sont découronnées, les lits de la calotte m'ont paru normaux à la courbe; à Sainte-Geneviève de Fronsac, où les pendentifs mêmes sont en
Rrutails dplin.
Fin. 207.
IOI RTIRAC.
partie démolis, les assises de ces pendentifs sont à lits normaux avec une crossette à la queue des voussoirs.
Il n'existe pas dans la Gironde de coupole où une galerie contourne intérieurement la calotte au niveau des naissances; mais à Saint Marti n-de-Laye, l'a calotte porte du côté de l'Est les traces d'une ouverture.
La structure des arcs de soutien offre des variantes, qu'il est bon de noter. Nous avons vu que, dans les belles coupoles, comme celles de Saint-Emilion, ces arcs se pénètrent deux par deux aux naissances, de façon à projeter une arête, puis, pendant quelques assises, un méplat de plus en plus large, qui participe de la concavité des pendentifs. A Tourtirac, l'appareilleur a ménagé, au lieu du méplat, un angle rentrant, qui provient de ce que les têtes des arcs ont gardé leur plan vertical. A Mauriac (fi g. 207' ') et Saint- Vincent-de-Perlignas, cet angle rentrant descend jusqu'au tailloir; en d'autres termes, les têtes restent indépendantes. A Pellegrue (fig. 2077"a'c'), les têtes, indépendantes aussi, sont biaises et l'angle rentrant est, non un angle droit, mais un angle obtus. A Coutras, c'est le méplat qui commence dès les sommiers, et je crois bien qu'à Pleineselve l'angle saillant est arrondi, comme l'arête des arcs eux-mêmes.
Dans les coupoles du meilleur type, les arcs tournés entre les pendentifs sont plus profonds aux naissances; l'arête externe de ces arcs ne monte pas dans un plan vertical ;]el le s'écarte, en
Brutails photogr
Fie.
TOI RTIRAC.
LA CONSTRUCTION : LES ARCS ET LES VOUTES
phoL.gr.
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