MAURIAC
s'élevant, de l'axe de la coupole1. Le fait est particulièrement frappant dans la coupole d'Abzac (fig. 208), où le mur de clôture de l'Est, qui a été monté récemment, affleure à la clef la tête
du rouleau interne. Cet amincissement se produit à Cars (fig. /|6) et à Saint-Ciers de-Canesse (fig. 209) de façon brusque et près des naissances.
Enfin, la recherche de l'élégance dans les lignes a suggéré quelques raffinements : à Peujard (fig. 98), l'un au moins des doubleaux bandés sous les berceaux transversaux qui portent les pendentifs est creusé, sur la douelle, de trous carrés et profonds, sur la tête, de larges rainures3.
Le passage des pendentifs à la calotte est accusé par une moulure.
Les arcs de soutien sont quelquefois suivis, à l'extrados, d'un second rouleau de faible épaisseur : les maîtres d'œuvre qui ont bâti la coupole d'Abzac et celle du transept Nord de Montagne ont fait saillir ce second rouleau et ils en ont pris prétexte pour un surcroît d'ornementation.
La coupole a pendentifs non distincts. — ■ Toutes les coupoles dont il vient d'être question sont à pendentifs distincts et elles n'apparaissent pas au-dehors. Le clocher de Parsac (fig. 9/1) est couronné d'une coupole à pendentifs non distincts, c'est-à-dire dans laquelle la calotte continue la courbure des pendentifs, et le galbe de cette calotte est visible à l'extérieur. A la vérité, la partie supérieure de la coupole a sans doute été refaite; mais il est fort possible qu'elle reproduise une construction ancienne3.
Voici, pour finir, une liste complète ou à peu près, des coupoles existant en Gironde.
Liste de coupoles girond^es. — File de coupoles sur la nef: Pleineselve, Saint-Émilion, Saint Philippe-d' Aiguille.
Coupole isolée sous un clocher qui domine soit la croisée du transept, soit le faux transept: Saint- Martin-de-Mazerat, Saint-Étienne-de-Lisse'1, Abzac, Coutras, Lafosse, Saint- Martin de-Laye (fig. 309'"), Sainte-Geneviève de Fronsac, Saint-Gervais, Peujard, Tourtirac, Les Salles, Saint-Vincent-de-Pertignas, Ruch, Sainte-Terre, Mauriac, Pellegrue, Saint-Légerde-Vignague.
Iirutails photogi'.
NAISSANCE D'UN PENDEHTIF A PELLEGRLE.
1. Voir, par exemple, dans Corroyer, L'Architecture gothique, les fig'. 5 et i3. — 2. Voir ce qui est dit de cette coupole ci-dessus p. K2.— 3. Drouyn pensait qu'une toiture a couvert cette calotte (Notes manuscrites, t. XLIX, p. 61); il n'en donne aucune preuve. — h- Cette coupole de Saint-Etienne-de- Lisse doit avoir été remaniée; un procès-verbal de visite de 1617 porte: «La partie supérieure à l'autel principal | est] desmoly; toutelTois on y avoit recommancé à bastir lors des derniers mouvement» » (G 037, fol. 22 \°). C'est à ce moment qu'il faut rapporter sans doute les contreforts très puissants entre lesquels est enserrée la croisée du transept (lig. 1C0).