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CHAPITRE DIXIEME

i^ calle de las Sicrpes le soir. — La caihédrale et la Gfralda. - S. Ferdinand. — Le patio de les Naranjos.

Ed route pour Séville, la perle de l'ADdalousie. Tout le long du chemin de fer se coutinue, comme avant Cordoue, la bordure iuioterrompue des grands cactus et d'aloès hérissés comme des hallebardes.

A chaque chemin de traverse que nous coupons, une gardebarrière, des ânes et un cochon. La garde-barrière à la figure bronzée agite un drapeau , son cochon efTrayé par le fracas de la locomotive toumele dos aux voyageurs et rentre précipitam-

laisser aller plein de charme ; cela ressemble presque à de rivresse, c'est l'ivresse de la lumière et du soleil absorbés dans la journée qui se fait sentir le soir.

Séville avait eu, ce jour-là, sa dose exacte de soleil, car tout était bruit, mouvement et gaieté dans les rues; toute la population était dehors, dans la rue et sur les balcons, pour jouir de la splendide soirée qui s'annonçait.

A peine brossés, à peine restaurés, nous sortons^ gagnés par la même ivresse, pour prendre aussi notre bain d'air tiède. Les places plantées d'arbres sont pleines de monde, mais la foule est surtout plus compacte dans une petite rue, « la calle de las Sierpes » , qui est, à Séville, à peu près ce qu'est le Corso des villes d'Italie, le grand promenoir, le boulevard aux cancans. La calle de las Sierpes est une rue très étroite qui va depuis la poste, derrière la plaza del Duque, jusqu'à la place de la Constitution où se trouve l'ayuntamiento. Au-dessus de ses maisons bariolées, peintes en jaune, en rose et même en bleu tendre, la rue est entièrement couverte d'un bout à l'autre par des toiles accrochées aux toits ; aux carrefours les toiles s'entre-croisent de façon à ne laisser passer aucun rayon indiscret, et l'on n'y jouit que d'une petite chaleur d'étuvée très supportable au lieu de rôtir comme dans les rues dépourvues d'abris.

Tout le commerce est centralisé dans la calle de las Sierpes et dans les rues environnantes ; c'est le quartier des marchands d'éventails, des bijoutiers, des libraires, et surtout de tailleurs et de modistes en quantité innombrable ; il y a des passants sur les trottoirs même dans le jour, et le soir on n'y peut avancer que pas à pas au milieu d'une foule compacte.

La rue prend alors un aspect féerique, les balcons qui régnent sur toute la ligne sont chargés de monde, les grands miradors,

Ls puaria det Pardon,

encombrés de pots de fleurs, ornés au dehors de grandes palmes vertes, ressemblent à des cages suspendues aux maisons

qui porteraient, au lieu d'oiseaux, de jolies senoras jouant de Féventail. A tous les étages pendent des grappes humaines, particulièrement féminines. Au bas la foule se presse et bourdonne.

Plus de costumes, mais le pittoresque n'est pas banni pour cela . On a de quoi se rattraper avec les couleurs. Les femmes arborent des robes éclatantes et des châles flamboyants qui font penser, lorsque, sortant de Tombre, elles passent devant quelque vif jet de lumière, aux bocaux rouges, verts ou bleus des pharmaciens, tout simplement, comparaison naturaliste que nous offrons aux poètes de l'avenir.

Les bourgeoises sont en noir, avec la mantille, et passent par groupes, l'éventail en main. La duègne n'est pas inconnue, quelques-unes de ces « horibles compagnonnes » se rencontrent, pilotant de jolies mafiolas à l'œil peu candide.

Avec ses alternatives d'ombre et de lumière, avec sa foule si

colorée sur les balcons et sur le pavé, la calle de las Sierpes de

ce soir-là restera dans notre souvenir. Quelques petites rues

adjacentes participaient à son animation, la foule s'y pressait

aussi éclairée par les boutiques et par les fenêtres ouvertes et

garnies de monde jusque sous les toits. Les toiles tendues dans

la journée étaient pai^ci par là carguées, et par les ouvertures

de ce plafond mobile apparaissait le ciel bleu piqué d'étoiles. Le lendemain et les jours suivants ayant été des jours de

fraîcheur relative, la calle de las Sierpes n'offrit plus du tout le

même aspect. Il y avait les mêmes fleurs aux balcons, les mêmes

châles rouges dans la rue, mais tout, balcons et promeneurs,

avait un petit air calme qui ne ressemblait en rien au char-

mant laisser aller et à la bruyanle gaieté du premier soir. Mais Tété s'est montré cette année extravagant partout , il a été partout pluvieux et froid, et Séville n*apas eu son compte de chaleur, les 40 et quelques degrés au-dessus de zéro dont elle jouit ordinairement. Le soleil en temps normal abuse et grille toute TAndalousie pendant de longs mois; les habitants de Séville ne commencent à respirer que vers onze heures du soir, alors les rues s'emplissent, on court au Prado, sur les

grandes places, partout où Ton peut espérer un peu de fraîcheur. Les bancs qui garnissent les grandes places sur toute leur longueur, sont arrosés à outrance, Teau d'abord siffle et rejaillit en touchant le marbre brûlant, mais à la fin ils se refroidissent elles Sévillaues peuvent s'asseoir et jouer de l'éventail pendant quelques bonnes heures.

La Giralda nous ayant hantés toute la nuit, nos premiers pas furent le lendemain matin dirigés vers la cathédrale ; la rue de las Sierpes était à peine éveillée, on ouvrait les boutiques et l'on tendait les toiles. Bientôt le sommet de la Giralda, avec la statue tournante qui la couronne, apparut au-dessus des maisons, et cinq minutes après nous étions au pied de cette merveille d'une ville qui est une merveille elle-même, comme le dit le célèbre proverbe :

Quien no ha vîslo Sevilla, Nohavislo maravilla.

La Giralda qui sert de clocher à la cathédrale chrétienne n'est arabe que jusqu'aux trois quarts de sa hauteur,c'est-à-dire jusqu'à quatre-vingts et quelques mètres. C'est une énorme masse carrée,

eOO LES VIEILLES VILLES D'ESPAGNE*.

solide et sans saillie aucune, mais Couverte du hau.t en l)as de ces sculptures arabes qui donnent à des édifices d'une lourdeur réelle, r apparence de la légèreté. Sur chaque face au*dessus d'un premier corps moins ornementé, s'ouvrent quatre étages d'uué seule fenêtre simple ou double, élégamment découpée, dans des arcatures d'un dessin charmant varié à chaque étage; elles sont logées entre deux grands cadres d'ornements quadrillés, surmontés d'une fausse galerie d'arcs en ogive dentelée. L'œuvre construite vers l'an 1 000 par l'architecle arabe Huever s'arrête là^i

Le couronnement de la tour, ajouté au seizième siècle, est du plus élégant slyle de la Renaissance ; c'est d'abord un étage de la même largeur que la construction arabe, ouvert sur chaque côté de cinq grandes baies qui laissent apercevoir toutes les cloches et couronné par une balustrade ornée de boules et de pots à fleurs de fer. En retrait s'élève ensuite un campanile carré ouvert par une grande arcade sous laquelle se balancent les grosses cloches, puis, en retrait encore, se profile sur le ciel une sorte de lanterne qui sert de piédestal à la statue de la Foi debout sur une boule et tendaut une voile. C'est de cette statue qui tourne à tous les vents que vieut le nom de Giralda donné à la tour [girm\ tourner).

L'édifice tout entier est d'une belle couleur blanche et rose ; dans la partie arabe le ton des briques sert de fond aux sculptures et aux décorations de stuc, plus haut elle est plus jaune et plus dorée, mais plus l'œil s'élève et plus il est agréablement arrêté par les détails et par les ornements qui se détachent en silhouette sur le bleu du ciel.

Au pied de la Giralda se trouve comme devant la mosquée

SévUle lo aoir. — Calle de Us Siorpi>$-

de Cordoue une belle cour mauresque nommée aussi le patio de los Naranjos. On y pénètre par la puerta del Pardon ; ce côté de la cathédrale est presque entièrement arabe, ce sont comme à Cordoue des murailles garnies d'un couronnement de créneaux taillés en degrés d'escalier, élevées sur une sorte de soubassement de deux mètres qui fait le tour de la cathédrale, avec une ceinture de petites colonnes reliées par des chaînes comme des bornes.

La puerta del Pardon est à la fois arabe, gothique et renaissance. L'arcade et ses fines ornementations, moins quelques rinceaux de la renaissance, les deux battants de la porte et son plaquage sont purement arabes, mais des statues d'apôtres et d'anges sous des dais gothiques veillent de chaque côté. Immédiatement au-dessus des entrelacs mauresques, un grand basrelief chrétien est encadré dans la muraille, et la petite façade se complète par un fronton à jour habité par quelques petites cloches.

Le patio de los Naranjos est une grande cour carrée, bordée en partie de constructions arabes et plantée d'orangers moins beaux malheureusement que ceux de Cordoue, qui s'alignent autour d'une vieille fontaine destinée jadis aux ablutions des Arabes. L'immense vaisseau de la cathédrale dresse dans le fond ses majestueuses murailles d'un gothique flamboyant,

ses tourelles, ses arcs et ses aiguilles. On sait que, lorsque le chapitre de Séville voulut élever une cathédrale chrétienne sur l'emplacement d'une ancienne mosquée arabe, il donna aux architectes le programme le plus vaste et en même temps le plus simple : Élevez-nous un monument tel que nul ne puisse, non

seulement le surpasser, mais mêmeTégaler en grandeur, en]ma* jesté et en beauté. Faites que Ton dise- à sa vue que nous étions fous, vous de l'avoir conçu, nous de l'avoir payé.

Avec de pareils ordres, une pareille latitude, les architecles se sont lancés dans Fimpossible, dans le fantastique et dans le rêve, ils ont entassé Télonnant sur le vertigineux, ils ont réalisé l'irréalisable et produit avec tout cela le chef-d'œuvre colossal qui fait la gloire de Séville.

Le portail du transept qui s'élève au fond de la cour des Orangers, juste en face de la puerta del Pardon, malheureusement inachevé, est un des plus beaux morceaux de cet en* semble merveilleux. Le sommet seul est terminé; il présente, au-dessous d'une large balustrade^ finement découpée, des entrelacements d'ogives et de rosaces du gothique le plus fleuri. La porte est flanquée de chaque côté par des faisceaux de tourelles cannelées, sculptées sur chaque pierre avec la finesse d'une broderie, de dessins presque arabes.

On pénètre dans la cathédrale par la porte du Crocodile, une entrée fort sombre cachée sous les arcades arabes h gauche du grand portail ; ce côté est très curieux : il y a, donnant sur le patio, une petite chaire à prêcher en plein air qui sert encore h certaines époques, puis, sous la porte elle-même, quelques sculptures qui prennent dans le demi-jour un caractère bizarre rendu plus étrange encore par ce qu*on aperçoit en levant les yeux.

Sommes-nous dans l'antichambre d'un alchimiste? un énorme crocodile suspendu à la voûte montre son ventre vert; c'est, dit la légende, un cadeau d'un sultan d'Egypte envoyé au roi Al-

pliOQs-' lu Sage. Sous le crocodile, l'iDlérieurde l'église semble un goulTrc noir, dans le foodjduquel sciolille comme un œil

rouge à demi fermé, un coiu de la rosace d'une verrière. Uue nombreuse collecUoD de très beaux meadiants rappelle quel' ou

se trouve sous le porche d'une église. Quelques-uns assis par terre invoquent Dieu et les saints en demandant « una limosna» pendant que d'autres se promènent enveloppés dans leurs manteaux en fumant la cigarette et se contentant de tendre sans mot dire la main aux visiteurs.

Ce qui frappe, en entrant dans l'église, c'est son immensité dans tous les sens, immensité en longueur, immensité en largeur, énormité en hauteur. La nef est effrayante de grandeur et de noirceur, c'est à peine si, là-bas tout au fond, quelques ouvertures donnent un peu d'une lumière erépusculaire sur laquelle se dessinent les silhouettes colossales de piliers d'une grosseur véritablement fantastique. Comment dans ce pays du soleil a-t-il pu pousser une église aussi terrible ? quel contraste entre la Giralda, cette coquette, et cette énormité de pierres de taille, sombre et mystérieuse comme les plus mystérieuses catacombes?

Cependant on s'habitue peu à peu à l'obscurité et, toujours écrasé par la grandeur du monument, on commence à en distinguer les détails. La capilla mayor ou le chœur est fermée d'une haute grille, et circonscrite entre des piliers plus gros que bien des clochers, qui montent, nus et lisses, sans sculptures et sans ornements, jusqu'aux voûtes. Tout est de proportion colossale, et l'on n'a qu'à jeter les yeux à travers la grille pour en juger : sur les marches de l'autel sont étages des cierges hauts comme des mâts, qui semblent à peine proportionnés à la taille de l'autel ; plus loin des orgues gigantesques élèvent leurs hauts tuyaux et braquent sur les fidèles une autre série de tuyaux horizontaux semblables à une batterie de canons. Le jour de

notre visite étant la veille de la fête de saint Ferdinand, le roi de Castille qui reprit Séville aux Maures en 1248, la statue du saint en costume du temps de Henri IV, est exposée sur Tautel de la capilla mayor. Demain est le grand jour, dans la chapelle royale derrière le chœur, le corps du saint, encore revêtu de son harnais de guerre, sera visible dans sa châsse d^or.

Nous n'entreprendrons pas Fénumération de toutes les chapelles de la cathédrale, toutes différentes de caractère et remplies de chefs-d'œuvre, retables, sculptures, tableaux, etc. ; chacune d'elles est un petit musée comme aussi les sacristies de la salle capitulaire où sont conservées, entre antres richesses, custodes, reliquaires, chandeliers, etc., les clefs de la ville remises à don Ferdinand.

On n'a pas le droit de ne pas monter dans la célèbre Giralda, la tour arabe qui sert de clocher à la cathédrale chrétienne, nous bénissons tous les jours le ciel de n'avoir pas pensé à nous soustraire à ce devoir, car il nous a permis d'entrevoir le dernier intérieur andalou de toute l'Espagne. C'est le logis du gardien de la tour, établi au rez-de-chaussée : un bruit de guitare s'échappait de la porte entr'ouverte. bonheur ! une guitare pourvue de ses cordes. L'Espagne était retrouvée! nous en avions vu une à Fontarabie, {nais elle était accrochée au mur et elle manquait de ses organes essentiels. Depuis plus rien I.... on comprend notre joie.

Nous pénétrâmes, on était à table et, en attendant la tortilla surveillée par la ménagère, un jeune homme grattait une guitare de famille au ventre respectable et noirci par les années.

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1 TLi-C: - , L*>ri M si.^TTt': îf li G'rilli pir on petit couloir -^i: t± z*i±'t l•-t:.:^f. ril ::':ie et retriirce sans cesse en 11' n: l'u^r ::*l: 1-^ jojt-ij^^'jt'ri^ : i^r rte* 1ms la muraille les dif- '."-^.'1 ^ :\ r-^ Il g.Li*.r?.TTZ 1-f S^'Zr- Oa arrive ainsi sans fa- :^*tî 1 -A 2i-r-:^r:i*t } ii ^-r-.'Tiir, •jî: >r termine la partie mau- •-r*^:-:r: il \i - û." L ^: i^^ "^^ Ir Li-!eu.% et Ton prend ensuite

^u :I«f i*t y^' Li :uJi:«L-iIr ^-I jj'T'jLiit ses dômes et dresse ^< i.c*.I > ^:i.^^*i^i tzi'zzi i--^:•e>^'>i:^, et dont on peut déru.! r-i- i - ,L r .ibJrii :-«-..:t li .M::T::r>^ irobiîeclure, les terrasses, .•.^ :Îm,-:': -lis i « .^r^>. I«^> .'•:.-^ ,:hes coîhlques, les petits cheii.-i:- i^ •-'•, :> ::ri c-:> Ir; Ivre les làlustrades ! Et quelle vue >^/ Il ^u i -c >c*? .-^iz: ..i^Iri5 J'r^I:>e, >a pîaza de Toros irré- ^*..» -^^ -^ .:: a i,:.:-- : r ->:-:e e::î:èrement l'arène, ses ,u :\r:f>. >i:> X..,.*: '^ ir r i.s:z> à terrasses, et son Guadal-

c JL .,v.-ux:. >v-.r 1 i^::^ ûce, Kioi les Mtiments de TAlcazar j\^^ •v>N^i^' :: * . wr\> i --i czcx::::te Je Hanches tours crénelées, \ .,• ... ^ ^. v^ 2::is*^> \ertes Jes jardins San Telmo el de

Sérille. — U GiraltU.

la promenade du Prado. Et par-dessus lout cela, par-dessus les plaines d'un jaune d'or qui ferment l'horizon, ud océan de bleu, UD ciel d'une pureté et d'une prorondeur admirables. Quand nous redescendîmes les pentes de la Giralda, les bruits

de ^ilare et les lamentations recommencèrent dès le sixième étage. La tortilla avait disparu, mais le jeune homme à la guitare grattait eucore et la ménagère gifllait toujours avec le même enthousiasme sa turbulente progéniture.

Bien entendu nous ne manquâmes pas d'aller visiter le lendemain la capilla reale de la cathédrale oîi le corps de saint Ferdinand était exposé. La cour des Orangers n'avait plus le

même aspect; en Thoniieur du roi uu poste de soldats campait sous les arcades mauresques et fournissait des factionnaires à la porte de la chapelle. 11 y avait messe et sermon patriotiques, quelques grands cierges allumés ressemblaient de loin à des étoiles tremblantes ; au pied de la chaire du prédicateur^ une cinquantaine de dames étaient agenouillées ou assises, Té- \entail à la main, comme toujours; les hommes se tenaient debout derrière.

Ces cinq ou six cents personnes dans Timmense cathédrale faisaient Tefifet d'un tout petit groupe, de temps en temps quelques ombres arrivaient et se prosternaient au pied des colonnes; devant Tautel de la Capilla Mayor où Ton disait la messe, un bedeau en costume du seizième siècle, une grande baguette à la main, faisait agenouiller tout le monde.

A la capilla de San Fernando, ou se pressait pour voir le corps du roi dans sa châsse gardée par deux factionnaires, la baïonnette au fusil et le shako accroché sur le sac, mais la multiplicité des ornements ne permettait guère d'apercevoir autre chose que de vieilles étoffes et une apparence d'armure. La chapelle est très riche et contient les magnifiques tombeaux du roi Alphonse X, de la reine Béatrix, femme de saint Ferdinand, et de Maria de Padilla, la favorite célèbre et de sanglante mémoire de Pedro le Cruel.

V 1 liscuoU de baila.

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