‹ Les vielles rancunesChapitre 10 sur 11 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Où les chaînes tombent.

La jeune femme remonta dans sa chambre. Elle était heureuse, toute séquestrée qu'elle fût. Le baiser de Maurice lui avait épanoui le cœur. Un sentiment de fierté lui venait de se voir ainsi ardemment disputée.

Gomme son mari se montrait hardi et avisé ! Son travestissement était vraiment une merveille ! Si elle n'avait pas été prévenue, jamais dans ce traîneur de route elle n'aurait pu reconnaître l'élégant Maurice.

Elle rit toute seule des horreurs qu'il avait dites à Bobart et à sa tante. Elle pensait que le jeune homme ne s'était ainsi répandu en injures que pour donner le change ; cepen-

dant il aiait dû éprouver un certain plaisir à agonir ainsi ses ennemis. Cela lui soulageait la conscience. Mais quel était ce terrible chien gris qui combattait si bravement pour elle ? Jamais elle n'avait entendu Maurice parler d'un chien. Peut-être appartenait-il à Roussel. En tout cas elle l'aimait.

L'heure du dîner sonna, et cette fois encore on la servit dans sa chambre. Elle en fut contente. Le repas entre Bobart et sa tante lui eût semblé insupportable. Elle mangea avec appétit, comme si un instinct secret lui disait qu'elle aurait besoin prochainement de toutes ses forces. Elle vit le soleil descendre derrière la haute hêtrée noire, et, peu à peu, dans le ciel rouge l'obscurité s'étendit et tout devint sombre. Elle ferma alors sa fenêtre et prit un livre.

Dans le salon, M^^^ Guichard et Bobart ne faisaient pas leur partie accoutumée. La vieille fille était songeuse : l'épisode du chien lui paraissait bizarre. Elle avait maadé devant elle Romain Rouet et lui avait

fait subir un interrogatoire approfondi sur tous les chiens gris qui existaient dans le pays .

— Une grande carne capable d'étrangler Stop, disait le garde, non, notre maîtresse, je n'en connais point, ni gris, ni noir, ni rouge ! Ah I bon sang ! quel malheur que je n'aie pas été présent!... Y n'courrait point les routes à c't'heure î

— Mais enfin, vous ne voyez pas à qui il pourrait appartenir !... Le chien était trop beau pour le maître !..

• — L'avait p't-être bien volai !...

— Non ! la bête ne l'aurait pas défendu sur un simple ordre, comme elle l'a fait !

— A moins qu' ça n' soye le grand voleux d' corniau à M. Julleville d'Auffay...

— Qu'est-ce que c'est que M. Julleville?

— Un usinier de la vallée.

— 11 ne se promène pas en blouse, à pied, sur les routes?

— Pour ça non, il aime mieux aller en redingote et sur son « feuilleton » à deux chevaux...

— Prèterait-il son chien ?

— P't'-être bien ({u'oui... p't'-etre bien qu'non I

— Allez, Rouet, dit M*^^ Guichard en congédiant l'homme, et faites bonne garde.

Elle se tourna vers Bobart et dit :

— Cet être est absolument stupide, et je ne le crois pas honnête ! Quelle confiance puis-je avoir en lui? Pour vingt francs il me trahira !

— Mais que craignez- vous donc, mon aimable amie ? •

— Tout î s'écria Clémentine avec explosion. Il m'a semblé reconnaître Maurice sous la blouse de ce gredin de tantôt I

— Maurice ?

— Oui ! Maurice î Ce n'était pas son visage, ce n'était pas sa voix ; et pourtant un instinct me dit que c'était lui ! Si je le savais, je...

Elle était devenue blême.

— Vous allez vous rendre malade, dit onctueusement Bobart. Rentrez chez vous. . .

Moi, je vais faire un dernier tour de surveillance, voir si tout est bien tranquille, fermer moi-même les portes et les volets pour que vous puissiez dormir en paix...

— C'est cela. Je monte chez moi, je donne un tour de clef à la porte d'Hermine, et je me couche. Bonsoir, à demain !

Il était dix heures. Hermine lisait toujours dans sa chambre. Un silence profond régnait. Soudain il sembla à la jeune femme qu'un choc léger avait fait vibrer les vitres de sa fenêtre. Elle écouta, pensant que c'était quelque chauve -souris qui avait effleuré le carreau de son aile. Au bout d'un instant le même bruit se renouvela, bruit fm de grêle frappant la croisée. Hermine regarda au dehors : le temps était superbe, le ciel étincelait d'étoiles. Elle ouvrit doucement sa fenêtre, et une poignée de petit gravier tomba dans sa chambre. Elle se pencha vivement avec une palpitation d'espérance, et, à moins d'un mètre au-dessous de l'appui de pierre, elle vit une forme noire

debout sur les ferrures du vitrage de la serre. Elle laissa échapper une exclamation . La forme s'écarta un peu du mur, et la jeune femme reconnut son mari.

— Maurice, dit-elle, au nom du ciel, descendez de là, vous allez vous tuer !

— Chut ! fit le peintre à voix basse : il n'y a aucun danger. Si je ne craignais de faire du bruit, je serais déjà auprès de vous... Où habite votre tante?

— A côté de moi, souffla Hermine.

— Alors, allons doucement. Avez -vous . des rideaux solides.

— J'ai mieux que cela, j'ai la corde qui entourait ma malle... Elle est très grosse;

— Bon ! Attachez-la à cette barre d'appui...

— Mais si elle cassait...

— Elle ne cassera pas...

— i\|ais quel est votre projet ?

— Vous le saurez dans un instant... Prenez garde, on ouvre une fenêtre... '

Il se colla contre le mur, et Hermine ne

bougea plus. Dans le silence la voix de iVr^^ Guichard se fit entendre :

— C'est vous, Bobart, qui êtes en bas ?

— Oui, excellente amie, répondit -on assez sourdement.

— Rentrez, rentrez, et verrouillez bien. W^^ Guichard referma sa fenêtre et Hermine put respirer à l'aise.

— Hermine, dit Maurice avec une gaîté qui, en un moment pareil, sembla chevaleresque à la jeune femme, ce n'est pas Bobart qui a répondu, c'est mon tuteur... Il est devant la serre qui m'attend...

. Hermine avait achevé de nouer la corde, elle en laissa, pendre l'extrémité au dehors. Maurice s'en saisit, et, d'un élan, il arriva jusqu'au linteau de pierre. Sa femme .avait tellement peur de le voir retomber qu'elle le saisit entre ses bras et Tattira à elle avec' une force inattendue. Il avait ainsi la bouche tellement près du visage de celle qu'il aimait qu'il ne pensa qu'à en profiter, et le cri dejoie'd' Hermine se termina dans un bai-

ser. Puis, la curiosité reprenant le dessus :

— Mais comment êtes- vous arrivé jusqu'ici ?

— Par-dessus le fossé du saut de loup. Le chien féroce n'était plus là pour me mordre les mollets...

— Est-ce qu'il avait essayé?

— Oui, le premier jour... Alors j'ai amené le chien gris avec moi... Et vous avez vu comment il Ta traité !

— Mais si vous aviez rencontré le garde ?

— Je l'ai rencontré plusieurs fois...

— Oh ! mon Dieu !

— Gela m'a coûté vingt francs chaque fois... Ce soir, cent... Mais c'était grave... Il y avait escalade !...

— , Quel bonheur que cet homme soit un coquin !

— Oui, vous voyez, rien n'est inutile. La scélératesse elle-même sert à quelque chose.

— Enfm, vous êtes arrivé jusqu'ici, c'est fort bien î Maintenant pour nous en aller, comment faire?

— Ah ! VOUS avez dit : « Nous en aller », dit Maurice joyeusement.

— Vous ne pensiez pas que je voudrais rester avec ma tante ?

— Non ! chère Hermine, mais je suis content que vous m'ayez évité de vous demander de me suivre.

— Oh I mon unique ami, s'écria la jeune femme avec des larmes, que me reste-t-il en dehors de vous? Et sur quoi puis -je compter si ce n'est sur votre tendresse? Vous voyez combien je suis malheureuse... et injustement î... Aimez-moi bien pour me consoler de tant de tristesses î

— Je vous aime, ma chérie, de toutes mes forces. Je n'ai que vous et mon excel lent parrain... Oh ! oui, je vous aime, et je vous ferai tout oublier.

Une poignée de gravier, venue du parterre, les rappela au sentiment de la réahté.

— C'est mon parrain qui s'impatiente, dit Maurice. Il a raison. Allons-nous-en...

— Par OLi?

29Ô |,KS VI EU. MIS nA>CU>'ES

— Par la porte.

— Mais elle est fermée au dehors...

— N'est-ce que cela ?

Il tira de sa poche un couteau compliqué, ouvrit une lame en tournevis, et, avec la tranquille adresse d'un voleur de profession, se mit à démonter la serrure. Au bout de cinq minutes elle était sur la table. Alors, prenant la corde et la mettant dans sa poche, Maurice dit :

— Prenez un manteau, un chapeau, et filons.

— Mais si nous rencontrons quelqu'un...

— Je le corromps, ou je l'assomme, à son choix.

— Allons!

Hermine, dans l'exaltation de la situation, en arrivait à trouver ces moyens extraordinaires tout naturels. Ils sortirent dans le corridor, et, à pas de loup, se dirigèrent vers l'escalier qui descendait à l'office. Les domestiques devaient être couchés, car tout était éteint dans le château. Un

clair de lune fâcheux illuminait le couloir et l'escalier, et la cour apparaissait toute blanche. Ils arrivèrent jusqu'au rez-dechaussée et ils s'orientaient pour gagner la cuisine, dont la porte s'ouvrait sur la cour, quand un pas résonna sur la droite , venant du vestibule. Ils s'arrêtèrent dans un renfoncement, et Maurice, ayant regardé, murmura : ' — C'est Bobart I

Hermine fut prise d'un horrible tremblement. L'ex-avoué s'avançait une lanterne à la nlain et son immuable fusil en bandou- Hère. Il avait déclaré qu'il ne s'en servait pas» habituellement ; mais qui sait dejquoi est capable un maladroit pressé par la peur? Le moins qu'il pût faire était de réveiller tout le château. Alors bagarre, lutte, fuite, arrestation peut-être! En une-seconde, le cerveau surexcité d'Hermine échafauda plusieurs drames.

Bobart venait cependant très paisiblement. Il avait vérifié la fermeture de toutes les ouvertures, et se disposait à se coucher.

Il approchait de l'endroit où les deux jeunes gens s'étaient blottis. Au même instant, une main aussi prompte que vigoureuse lui prit son fusil et le lui arracha. Et, avec épouvante, Bobart se trouva face à face avec Maurice, ayant Hermine auprès de lui.

— Monsieur... ! cria-t-il.

Il ne put achever. " Cinq doigts s'étaient noués autour de son cou, et l'avaient serré si énergiquement que son visage devenait cramoisi.

— Pas un mot ! dit Maurice, ou je vous étrangle comme un poulet...

Un mot, Bobart ne l'aurait pas prononcé quand on lui aurait promis le trône de France ; il n'aurait même pas pu faire entendre un sifflement. Maurice desserra sa prise, et d'un ton qui n'admettait pas de résistance :

— Nous partons. Madame et moi. Vous allez nous reconduire jusqu'au bout du parc : là vous serez libre. Nous n'aurons plus rien à craindre de vous et des vôtres.

Passez devant, et pas de tentative pour donner l'alarme, ou je vous mets en capilotade.

Bobart,'tenu par le bras, ouvrit de luimême la porte, et comme il voulait éclairer le chemin avec sa lanterne :

— Trop de prévenances ! La lune suffit. Rasons les murs. Il faut aller prendre mon parrain près de la serre.

A l'idée de se trauver en face de Roussel, Bobart tressaillit II marcha cependant. Il n'avait plus la moindre envie de résister. Ils passèrent sous la fenêtre d'Hermine encore ouverte. Roussel se joignit à eux, sans faire une question, sans paraître avoir reconnu Bobart. Ils traversèrent le parc, mais, au lieu de se diriger vers le saut de loup, ils gagnèrent une petite porte percée dans le mur. Bobart l'ouvrit, et à cinquante pas il aperçut un coupé qui stationnait au coin d'un chemin de traverse. Gomme ils arri valent à la tête du cheval un homme qui gardait la voiture s'avança et dit :

— La jeune dame y est-elle?

— Elle y est, dit Roussel, dont c'étaient les premières paroles.

— Montez, Madame.

Hermine s'apprêtait à escalader le marchepied, mais le tuteur de Maurice, la prenant par la taille, l'attira à lui, et avec un élan de cœur qui réchauffa la jeune femme :

— Maintenant que vous voilà délivrée, chère petite, embrassons-nous.

Il se tourna alors vers Bobart, et d'une voix très calme :

— Adieu, Bobart. Je suis si content' que j'oublie toutes vos canailleries. Mais n'en abusez pas pour recommencer. Cette fois-là je ne serais pas aussi indulgent. Mes hommages à Clémentine ! Il monta, et la voiture partit au trot d'un cheval qui devait faire ses dix-huit kilomètres à l'heure.

Bobart, penaud, reprit le chemin du château. Il ruminait en marchant : « Qu'est-ce que je vais faire? Faut-il réveiller M"° Guichard ? faut-il attendre à demain matin pour lui apprendre la fatale nouvelle? Si je la

réveille, l'on passera une nuit blanche; mais si je ne la réveille pas, elle trouvera que 'je manque de zèle. 11 n'y a plus maintenant à espérer qu'elle séparera Hermine de son mari. Rien n'attache deux jeunes gens comme une aventure courue ainsi en commun. Voilà Maurice embelli d'un pi'estige romanesque. 11 a enlevé sa femme : allez donc la lui reprendre à présent !. Elle se laisserait mourir de faim, s'étranglerait avec ses cheveux, se jetterait par la fenêtre, ameuterait tout le quartier, plutôt que de suivre une seconde fois W^^ Guichard. L'affaire est ratée,- bien ratée. Clémentine est battue à plates coutures. Reste à savoir comment elle prendra la chose. Si elle se fâche, elle peut déshériter sa nièce, et alors c'est moi qui récolterai sa succession. Et elle en vaut la peine. Donc je ne saurais, en la circonstance, montrer trop de zèle. H y a tout lieu de penser que j'en serai récompensé plus tard I »

Il était arrivé en monologuant ainsi

devant le château. Sans hésiter, il alla à la cloche qui servait à annoncer les repas, et, la tirant d'un bras vigoureux, il fit retentir la nuit d'un carillon enragé. Au bout d'un instant, des lumières passèrent dans les couloirs et des formes inquiètes se montrèrent aux fenêtres :

— Qu'y a-t-il ? demanda le valet de chambre.

■ — Appelez W^^ Guichard, réveillez-la ! cria Bobart d'une A^oix à dessein entrecoupée.

— Est-ce que le feu est au château? interrogea impérieusement Clémentine , paraissant en bonnet de nuit et en camisole. Que signifie tout ce bruit, Bobart ?

— Ah î bonne et chère amie, haleta l'exavoué, quel événement !

— Quoi ! qu'est-ce qui est arrivé? Parlez donc, au lieu de geindre !

— Eh bien ! votre nièce est partie ?

— Partie ! clama W^ Guichard. Partie ! Et comment? Par oii?

— Avec son mari, par la porte !

— Venez ici î commanda la vieille fille, et levant la tête vers ses domestiques penchés aux fenêtres de l'étage supérieur : vous autres, rentrez !

Toutes les croisées se refermèrent, et le silence régna. Bobart grimpait l'escalier. A peine arrivé au palier, il fut happé par la main frémissante de Clémentine et attiré dans un petit salon.

— Ah çà! voyons, Bobart, que me chantez-vous là?... Hermine?

— Partie avec Maurice, il y a un quart d'heure.

— 11 faut courir, nous les rejoindrons...

— Ils ont un trop bon cheval...

— Mais qui donc leur a ouvert la porte ? cria Clémentine avec désespoir.

— Ils l'ont bien ouverte eux-mêmes.

— Et Maurice était dans le château?

— Il a failU m' étrangler.

— Où l'avez-vous rencontré?

— Dans l'office. Sa femme était avec lui.

— La coquine !

— Il s'est jeté sur moi à l'improviste... Et je n'ai pu me défendre...

— Il fallait au moins tirer... Vous n'aviez donc pas votre fusil?

— Je l'avais...

--• 11 paraît qu'il ne part jamais?

— 11 me l'a arraché au début de la lutte. . .

— Il y a donc eu lutte ?. . . Et personne n'a rien entendu. Ne pouviez-vous crier?

— Il m'étranglait, vous dis-je ! Et son endiablé tuteur est venu à son secours ! '

— Roussel ? Il était là !

— 'C'était l'homme en blouse de la veille !

— Quel homme en blouse?

— Celui qui dormait le long du saut "de loup !

— Et qui nous a invectives ?*

— NonI Celui-là ce devait être Maurice...

— Il m'a appelé « la vieille ! » Jour de Dieu!

— .Et il a fait dé\^orer votre chien par sa bête enragée... comme il m'assassinait, moi tout à l'heure, si j'avais résisté...

— Vous n'avez donc. pas résisté?

— Autant que j'ai pu, bonne et douce amie...

La bonne et douce aniie, ne sachant sur qui déverser la bile qui lui rongeait le cœur et le cerveau, jeta sur son allié un regard fauve, et la. bouche tordue par un sourire amer :

— Bobart, si vous n'étiez pas si bête, je croirais que vous m'avez trahie...

— Bonne amie !

— Bobart, vous êtes d'une couardise qui me révolte.

— Chère amie !

' — '■ Bobart, tout ce qui vient d'arriver a eu lieu par votre faute. Vous m'avez conseillée stupidement!...

— Je n'ai...

— Et quand il fallait montrer de l'énergie vous avez été mou comme du papier mâché !

— Cependant !

— Le seul parti à prendre pour moi était de m'attacher sincèrement au jeune ménage et de me l'éconcilieravec Roussel. C'-est vous.

qui m'en avez détournée par vos manœuvres intéressées et vos conseils perfides...

— Est-il possible? Si jamais...

— Après ce qui vient de se passer, vous devez comprendre que nous n'avons plus qu'à nous séparer pour ne plus jamais nous revoir .

— Oh!

— Je partirai pour Paris demain matin. Yous partirez, vous, quand vous voudrez. Bonne nuit! Allez prendre du repos, foudre de guerre : vous l'avez bien gagné !

Elle le saisit par le bras, le poussa dans le couloir, et ferma violemment la porte derrière lui. Restée seule, elle s'assit et songea pendant une grande heure. Puis elle se leva et, marchant dans son salon, elle dit :

— Oui, il ne me reste plus que ce moyenlà de m'en tirer d'une façon honorable. Une réconciliation î Peut-être ainsi arriverai-je à reprendre barre sur Roussel.

Ayant arrêté sa résolution, elle rentra dans sa chambre, se recoucha et dormit.

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