Tome II, p
cette difformité bizarre que lui prêtaient les anciens; il avait le visage d’un Éthiopien... » Pungileoni fournit une description à peu près semblable; seulement il fait intervenir, à tort assurément. S' Nicolas de Bari l. Quant à Vasari, il mentionne ce tableau comme un des premiers ouvrages de Raphaël, mais il ne le décrit pas : « Tornando Pielro per alcuni suoi bisogni a Firenze, Haffaello partitosi di Perugia, se n'andô con alcuni amici suoi a Ciltà di Caslello; dore fece una tavola in Santo Agoslinoi ... » Cette peinture n’existe plus. Très-endominagée par un tremblement de terre qui faillit ruiner complètement l’église de Saint-Augustin, elle fut vendue par les Eremitani au pape Pie VI en 1789. Le Saint-Père, au lieu de conserver l’œuvre dans son ensemble et de tenter une restauration, la fit couper en autant de parties qu’il y avait de figures, et ces fragments restèrent au Vatican jusqu’à l’invasion française. Ils disparurent alors, et l’on ne sait ce qu’ils sont devenus \ Mais si le tableau n’est plus, il reste un dessin qui permet de le restituer et de se représenter ce qu’il devait être. Ce dessin, qui fait partie de la collection Wicar à Lille, confirme pleinement la date * et l’authenticité de la peinture; il justifie en outre à peu
1 . ICI agio stnrico di Haffaello Sanli, p. 34. i. Yasari, t. V 111, p. 3.
3. Le fragment le mieux conservé était celui qui contenait Dieu le Père.