Le bas de celle figure de Vierge est voilé par un nuage
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du corps la draperie du manteau, et la droite porte une couronne qu’elle avance vers la tête du saint. Le costume est tel à peu près qu’il devait être dans le tableau, et il y a peu aussi à reprendre dans l’arrangement des cheveux. On voit déjà, dans la seule indication de ce dessin, la plus glorifiée des créatures , la Reine des hommes et des anges, celle qui domine tout, excepté Celui qui lui a tout assujetti. « Elle était notre sœur par nature avant de devenir notre mère par la grâce, et son humilité volontaire a fait tout le miracle de sa grandeur *. » Cette humilité, qui est la grandeur même, s’est révélée à Raphaël au début de sa vie. La Vierge ici parait au ciel comme l’étoile qui se lève, et répand sur le saint quelque chose de sa propre splendeur. Elle abaisse ses yeux vers S' Nicolas de Tolentino, le soutient dans le combat de la vie, et, lui présentant l’immortelle couronne, semble lui dire, comme Béatrix à Dante : « Tu seras peu de temps habitant de cette forêt, et tu seras éternellement avec moi citoyen de cette Rome, dont le Christ est Romain1 2... »
S' Augustin, le patron de l’Église à laquelle Raphaël destinait son tableau, est de l’autre côté du
1. Lumen œtemum mundo c/fudit... (Préface de la messe de la Sainto Vierge.)