‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 158 sur 226 · Ce livre est relié en rouge, avec fermoir de cuivre · texte numérisé non relu

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4. Une seule mèche de cheveux reste encore au sommet du front.

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LA VIERGE GLORIEUSE

humaine, et captivé tout entendement sous l’obéissance de Jésus-Christ'... » Voilà encore une de ces figures dans lesquelles Raphaël s’est complu et qu’il a répétées souvent. S1 Paul, sans parler des Tapisseries où il joue un si grand rôle, reparaîtra dans la composition des Cinq Saints et dans le tableau de la Sainte Cécile*, en prenant un caractère de grandeur et de force que l’on ne dépassera jamais. Mais ce n’est qu’à Rome, au foyer de toutes les traditions antiques et chrétiennes, que Raphaël pourra concevoir et exécuter de telles, choses. A Pérouse, après quelques mois seulement de séjour en Toscane, il est loin de s’élever encore aussi haut; cependant il fait pressentir ce qu’il pourra faire bientôt. « Ce sujet, s’écrie Bossuet en commençant le panégyrique de S* Paul, me paraît si vaste, si relevé, si majestueux, que mon esprit, se trouvant surpris, ne sait ni où s’arrêter dans cette étendue, ni que tenter dans cette hauteur, ni que choisir dans cette abondance... un ange même ne suffirait pas pour louer cet homme du troisième ciel3.» Raphaël, lui aussi, a compris l’étendue, l’élévation, la majesté d’une telle figure, et, sans pouvoir en donner du premier coup l’idée complète, il lui a imprimé tout d’abord ce caractère de vertu plus qu’humaine par laquelle « l’apôtre a assujetti toutes choses*.»

1. Placeo mihi in infirmUatibus meis; cum enim infirmor, lune potens sum. (II Cor., xu, 10.) — Bossuet, Panégyrique de S« Paul, t. XVI, p. J 48.

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