‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 159 sur 226 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

S** Dorothée enfin se tient derrière S1 Paul, le corps tourné de trois quarts h gauche vers la Vierge, tandis que la tête est vue en sens inverse de trois quarts à droite. Vêtue d’une robe verte un peu foncée et d’un manteau blanc jeté sur l’épaule gauche1, elle tient un livre de la main gauche*, et porte de la main droite la palme de son martyre. Le crâne, ovaleet très-développé par le haut, fin et presque trop étroit par le bas, est bien florentin. Peut-être même y a-t-il ici un peu d’exagé- . ration dans le parti pris de cette structure. Quoique les traits ne soient pas irréprochables, l’ensemble de la physionomie est charmant. Les yeux sont doux; la bouche est petite, trop petite même; le menton est trop pointu. Les cheveux blonds sont arrangés en bandeaux qui cachent les oreilles et descendent le long des joues. Une écharpe s’enroule derrière la tête, passe sur les épaules et entoure la poitrine. Une couronne de fleurs enfin complète cette fraîche image et rappelle un détail touchant de la légende. Comme S1* Dorothée marchait radieuse au supplice en chantant les louanges de son divin époux, un jeune homme 5 la railla et lui demanda où étaient les fleurs que le bien-aimé réservait à sa fiancée. Aussitôt la tête de la jeune fille se para des plus belles fleurs, et d’autres

Ce manteau blanc a des reflets jaunes; il enveloppe le bras gauche, découvre la robe sur la poitrine et sur le bras droit, et cache le bas de la figure.

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