‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 174 sur 226 · V. ibid., p · texte numérisé non relu

V. ibid., p

5. Carlo Fea, A ’uova Vescr. de’ mon. ant., Roma, 1819, p. 7!,

LA VIERGE GLORIEUSE

tronage1. Sigismond Conti, qui appartenait à cette illustre maison, était né à Foligno dans' la première moitié du xv* siècle, et s’était adonné particulièrement aux lettres. Il avait écrit, notamment, une histoire de son temps’, et le père de Raphaël, Giovanni Santi, dans son épître dédicatoire au duc d’Urbin, le nomme comme un écrivain distingué. Devenu, sous Jules II, secrétaire3 et camérier secret, il occupait une grande situation à la cour pontificale au moment où le Sanzio arriva à Rome. En 1511, Sigismond Conti touchait à la vieillesse, et la maladie qui devait l’enlever bientôt le tourmentait déjà. Voulant offrir un ex-voto à la Vierge, il s’adressa à Raphaël... Voyons avec quelle simplicité de génie Raphaël entra dans l’intention du donateur.

Dans les cieux entr’ouverts, la Vierge et l’enfant Jésus apparaissent au milieu d’un cercle étincelant de lumière, au delà duquel se presse la foule innombrable des anges. Sur la terre, transfigurée par l’irradiation des rayons éternels, le donateur contemple la vision divine et se fait assister de S' Jean-Baptiste, de S* François d’ Assise et de S1 Jérôme, qui recommandent ses prières à la Vierge et au Sauveur. Un ange, détaché du céleste cortège, vient joindre aussi

Page 1