‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 179 sur 226 · La prima luce, che lutta la raia · texte numérisé non relu

La prima luce, che lutta la raia

(Dante, Paradiso, canto xxix, v. 136.)

vant un pareil tableau on peut presque dire avec le poète : « Vois la hauteur et l’étendue de l’éternelle puissance, puisqu’elle s’est fait tant de miroirs où elle se multiplie, tout en demeurant une comme au commencement *... »

Des quatre personnages qui mettent ici en communication la terre et le ciel, le premier, S‘ Jean-Baptiste, montre la voie; le second. S1 François d’Assise, cherche, à force d’amour, à intéresser Dieu même à notre misère; le troisième. S' Jérôme, présente directement le quatrième, qui est le donateur, à la Vierge et à son divin Fils.

S‘ Jean-Baptiste est là comme l’envoyé de Dieu, « pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui*. » De la main gauche ramenée à la hauteur de l’épaule, « l’illustre citoyen du désert* » tient une croix longue et mince sur laquelle il s’appuie; et désigne de la main droite, dont l’index est levé vers Jésus, « celui qui était en Dieu au commencement*. » La tête est vue de face, et tandis que de vives lumières éclairent le côté

Page 1