‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 180 sur 226 · Vedi l'eccelso ornai e la larghezza · texte numérisé non relu

Vedi l'eccelso ornai e la larghezza

Dell’ eterno Valor, poscia che lanti Speculi fatti s’ha, in che si spezza,

Uno manendo in sè, corne davanti.

(Dante. Paradiso, canto xxix, v. 14ï.)

ï. Jean, i, 7.

3. C'est ainsi que S* Jean Chrysostome appelle S1 Jean-Baptiste.

4. Jean , i, 2. — Le bras droit de cette figure forme un angle aigu avec l’avant-bras, qui se dirige vers le groupe divin.

LA VIERGE GLORIEUSE

gauche, des ombres transparentes s’étendent sur toute la partie droite. Les yeux, fixés sur le spectateur, sont bien dessinés, pleins de feu, de pénétration, d’autorité. La bouche est très- expressive , fermée, presque parlante cependant. Une barbe assez rare couvre le bas du visage, sans rien cacher des fines modulations des lèvres, du menton et des joues. Sur la face amaigrie brille la flamme intérieure d’une âme inspirée de Dieu. Les cheveux châtains, avec quelques reflets roux, sont longs, abondants, incultes* et encadrent dans leur désordre harmonieux cette physionomie jeune encore, ascétique, sur laquelle a passé le souffle d’un sentiment de profonde tendresse. Il faut voir dans le précurseur « le dernier et le plus grand des prophètes, le premier et le plus grand des apôtres; » il a l’austérité mosaïque, il a la grâce et la suavité chrétiennes, il est digne d’annoncer la religion du sacrifice et de l’amour. Les traits fatigués prouvent combien le corps a souffert : « Du miel et des sauterelles furent les mets qui nourrirent Baptiste dans le désert, c’est pourquoi il est glorieux et aussi grand que le montre l’Evangile'. » Le cou, sur lequel les cheveux tombent de chaque côté, est bien dégagé. Une toison d’agneau, taillée en forme

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