A droite du spectateur et à gauche de Jésus
3. Le torse de ce S* Jean-Baptiste est nu, comme celui du Christ, et le manteau n’enveloppe aussi que les membres inférieurs. C’esi le bras droit qui est tendu vers le Sauveur; le bras gauche tombe le long du corps et la main gauche s'appuie sur la cuisse.
figure est d’une conception mâle , et d’un élégant dessin. Le précurseur est là transfiguré et comme enveloppé dans la gloire du Rédempteur : son éloquence est sobre , claire , concise, énergique ; et ses traits , encadrés dans une longue chevelure, portent l’empreinte d’une remarquable vigueur.
Ces trois figures de Jésus, de la Vierge et de S' Jean-Baptiste, la Dispute du Saint- Sacrement nous les a montrées dans une relation identique *. Mais Raphaël, dans ce simple croquis, en a peut-être encore agrandi l’expression. On voit, au premier coup d’œil, combien les quelques années passées à Rome depuis 1508 ont fortifié le style et la pensée du maître. Le Sauveur, en conservant sa douceur, a pris plus de solennité, est devenu plus simple et plus imposant. Le mouvement de la tête est resté le même ; mais les bras se lèvent avec un sentiment de bonté que Raphaël lui-même n’avait pas encore exprimé. La Vierge, de son côté, en respirant la même humilité, a pris de plus nobles proportions. Non moins respectueuse envers le Christ, elle est devenue plus pressante et plus vive dans son intercession. Elle plaide la cause de l’humanité avec plus de force, je dirais presque avec plus de véhémence ; et son geste, tout aussi calme que par le passé, a gagné plus de décision. Quant au précurseur, il a également plus d’ardeur dans sa prédication et plus d’autorité dans sa foi. Le même parti