Pictores quis nescit ab Iside pasci
(Juvén., xii, 28.)
:,7(i LES VIERGES DE RAPHAËL.
sans cesse à atteindre l’inaccessible image, et rarement il en a davantage approché que dans le tout petit dessin gravé par Marc-Antoine.
Marc-Antoine, d’ailleurs, n’a pu se tenir longtemps à une telle hauteur, et les deux figures de saintes qui, dans les compartiments voisins, accompagnent cette Madone, sont loin d’avoir une valeur semblable'... bien d’autres saintes ont été reproduites par Marc- Antoine : S" Agnès, S1' Agathe, S1' Lucie, S1' Apollonie. S1' Barbe. S1* Catherine de Sienne, etc. C’est de la Mère du Verbe que sort la semence qui a fait germer toutes ces vierges, et elles suivent l’Agneau partout où il va1. Raphaël sans doute avait fourni les dessins de plusieurs de ces figures, et, quelque altérées qu’elles nous soient parvenues dans les estampes, on remarque toujours en elles un caractère saillant qui les rattache au même principe de beauté. « Quoique plusieurs, elles ne sont qu’une en Jésus-Christ, et membres les unes des autres s. » Klles semblent toutes de la même famille. Raphaël, qui avait réuni dans la Mère
4 . Su Mario- .Madeleine et S1' Marie Égyptienne, de chaque côté delà Vierge, n'ont pour tout vêlement que les longs cheveux qui enveloppent leur corps presque complètement. S1' Marie-Madeleine lient de la main droite un vase rempli de parfums, et porte la inain gauche à son cœur. Quant à S" Marie Égyptienne, elle montre les trois pains qui, selon la légende, suffirent pendant quarante-sept ans à la nourrir dans le désort.
2. a Ceux qui sont vierges suivent l’Agneau partout où il va. • (Apocal.,xtv, 4.)