‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 209 sur 226 · I. Los pieds sont chaussés de sandales · texte numérisé non relu

I. Los pieds sont chaussés de sandales

i. On connaît deux exemplaires de ce bas-relief : l’un à Paris, chez M. de Vamjeuvre; l’autre à Londres, chez lord Eleho.

Dans la S1' Cécile, il rend sous une forme réelle et presque plastique les sentiments les plus immatériels ; et au-dessus de la sainte toute rayonnante d’un amour divin, il peint, au milieu des nuages entr'ouverts , un concert d’anges 1 , dont les accords, fondus au sein de la plus douce lumière, défient ce que les maîtres exclusivement religieux des écoles ferventes ont laissé de plus beau. On entrevoit, comme dans un songe, l’éternelle extase des séraphins.

A droite de S” Cécile ! est S' Paul. Debout sur le premier plan, il est accoudé du bras droit sur la main gauche, qui s’appuie elle-même sur le pommeau d’une longue épée nue, dont la pointe touche à terre. Son corps est vu presque de dos; il est vêtu d’une tunique verte et d’un long manteau rouge, qui tombe de l’épaule gauche et enveloppe le bas de la figure. Sa tête, légèrement inclinée sur l’épaule droite, se montre de profil à droite; une barbe noire et d’épais cheveux noirs aussi encadrent les traits, qui sont plongés dans la méditation. Cette figure, grave, solennelle, de style grandiose et de proportions quasi exagérées, est on ne peut mieux appropriée à la sagesse toute divine de « l’incomparable docteur qui porta par toute la terre, aux Romains, aux Grecs, aux Barbares, aux petits, aux grands, aux rois même, l’Evangile de Jésus-

I. Ces anges sont au nombre de six. Ils chantent les louanges do Dieu écrites sur un livre ouvert devant eux.

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