‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 214 sur 226 · LA V1EKÜE U LU II I E USE · texte numérisé non relu

LA V1EKÜE U LU II I E USE

draperie bleue, qui paraît seulement au sommet de la tête, et d’un voile de gaze transparente qui ceint le front en son milieu. Le visage est très-lumineux dans sa partie gauche*, et noyé de l’autre côté dans le clairobscur. Les yeux sont grands ouverts et rayonnants de clartés; la bouche est délicieuse; tous les traits sont fins et délicats, sans rien de maniéré ni de mesquin. La poitrine, légère et bien virginale, est tournée en sens inverse de la tête, de trois quarts à gauche. La robe, d’un bleu très-clair dans les lumières, passe au bleu foncé et presque au noir dans les ombres; elle est longue, enveloppe les jambes et ne découvre que le pied droit qui est nu, dégage le cou complètement et complètement aussi les avant-bras. L’ordonnance des plis, la manière dont ils s’arrangent sur les différentes parties du corps, la rigueur avec laquelle ils dessinent les formes, font penser aux modèles antiques. Un manteau rouge complète l’ajustement; ce manteau, jeté sur l’épaule droite, est rappelé seulement du côté gauche par le pan de draperie que ramène la main gauche. Quanta la main droite, elle tient une palme, et le dragon fait de vains efforts pour s’en emparer; les griffes du monstre reculent avec rage devant la main de la sainte. La plaie héréditaire de la chute originelle se rouvre en chacun de nous, le corps faisant la guerre <’i l’esprit et l’esprit faisant la guerre à Dieu. Pour vaincre le mal, il suffit cependant d’une simple

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