‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 221 sur 226 · Le Christ à la Monnaie · texte numérisé non relu

Le Christ à la Monnaie

3 L'Adoration des mages, les Noces de Cana, la Vierge glorieuse.

4. lit aussi, il fallut ajouter 6,000 livres de gratification.

en LES VI Eli G ES DE KAI'HAEL.

d’accompagner le trésor dont il venait de dépouiller son pays. A Dresde, la Madone fut reçue en grande pompe. Auguste III la fit porter en toute hâte dans la grande salle de réception de son palais; comme Ja place d’honneur était occupée par le trône, il s’empara lui-même du fauteuil royal, et, le reléguant dans un endroit moins en vue, il s’écria : « Place au grand Raphaël ! » Si ce mot est historique, il est h l’honneur du prince qui l’a prononcé ; et s’il est légendaire, il est k la gloire du peuple dont il a traduit le sentiment.

Pauvre Italie ! divisée, morcelée, trahie, vendue, en proie h l’étranger, courbée sous de mesquins potentats qui, non contentsd’engager son avenir, trafiquaient aussi de son passé, on se demande comment elle n’a pas été alors complètement dépouillée. Qu’est-ce donc qu’auraient pu lui prendre le roi de France et l’empereur d’Allemagne, quand on voit ce qu’un électeur de Saxe lui a ravi? Et que de merveilles encore aurait pu lui dérober cette petite Saxe toute seule, si elle avait été mieux inspirée! Un jour, c’est la Sainte-Cécile de Raphaël. que le peintre bolonais Becchetti vient sous main lui offrir: il s’agissait seulement de 15,000 ducats, mais il fallait se hâter et conclure; Mengs eut des scrupules, il hésita et fit échouer l’affaire, au grand chagrin du comte de Brühl. Un autre jour, c’est le Joueur de violon 1 et le portrait de la Fornarina 1

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