I. A quella luce cotai si divenla
Chc volgcrsi da lei, per allro aspelto,
E impossibil die mai si consenta.
(Dante, l’aradiso, canlo xxxm, v. 100.)
CONCLUSION
Catherine, la Vierge Aldobrandini, la Vierge au Palmier, la Vierge aux Candélabres, la Vierge des Ansidei , et la Vierge Niccolini; à Munich, la Vierge de la maison Tempi; à Vienne, la Vierge de Taddeo Taddei; à Pesth, la Vierge de la galerie Esterhazy ; à Berlin, la Vierge Terranuova et la Vierge de la maison Colonna; à Saint-Pétersbourg, la Vierge d’Albe; à Dresde, la Vierge de Saint-Sixte; partout vous voyez ces admirables Vierges s’isoler, pour ainsi dire, dans leur propre lumière, et se détacher de la foule qui les entoure. Et la poésie qui en émane, tout en fortifiant les forts, ne dédaigne pas les humbles, car c’est par la beauté pure que l’idée de la divinité pénètre le plus avant dans les âmes simples. Que de fois nous avons surpris, dans ces diverses galeries, des gens d’apparence grossière, qui, après avoir passé indifférents devant les œuvres les plus attrayantes des plus fameux maîtres, s’arrêtaient ravis et stupéfaits devant la Madone de Raphaël! Ainsi leur esprit, « tout en suspens, admirait fixe, immobile et attentif, et devenait toujours plus ardent à admirer'. » Ce n’était certes pas la séduction du sujet qui les retenait, ils cédaient évidemment à une attraction d’un ordre supérieur, ils étaient sous le charme de la révélation inconsciente qui se faisait en eux; un rayon de lumière